L’agence Reuters a rapporté qu’un groupe de hackers affilié au régime iranien, accusé d’avoir piraté les e-mails de campagne de Donald Trump, a finalement réussi à faciliter la publication de ces documents volés.
Ces dernières semaines, des hackers ont commencé à diffuser largement les e-mails de la campagne Trump à un militant politique démocrate, qui en a publié une collection sur le site Web de leur comité et les a transmis à des journalistes indépendants.
Ces e-mails comprennent des communications internes de la campagne de Trump avec des conseillers et des alliés étrangers, abordant diverses questions liées à l’élection de 2024.
Selon Reuters, en suivant les activités de ce groupe de hackers, les médias ont obtenu une nouvelle vision des efforts d’ingérence du régime iranien dans les élections américaines.
Ce rapport indique que malgré les allégations soulevées par le ministère américain de la Justice en septembre concernant son implication dans cette intrusion, le régime iranien continue d’interférer dans les élections américaines.
Selon ces allégations, un groupe de hackers affilié au régime iranien, connu sous le nom de Mint Sandstorm, aurait réussi à voler les mots de passe du personnel de la campagne de Trump en mai et juin.
Le mercredi 23 octobre, Microsoft a signalé une augmentation des activités d’un autre groupe de hackers affilié au CGRI, connu sous le nom de Cotton Sandstorm, qui a l’habitude de s’immiscer dans les élections américaines.
Réaction de la campagne Trump
Plus tôt ce mois-ci, la campagne de Trump a répondu au piratage, déclarant que cette opération avait été menée pour perturber l’élection présidentielle de 2024 et créer le chaos dans le processus démocratique.
La campagne Trump a souligné que tout journaliste qui republie ces documents volés sert les ennemis de l’Amérique.
L’objectif de l’Iran dans ces révélations
De hauts responsables américains du renseignement et de la sécurité pensent que les efforts du régime iranien dans ce cycle électoral visent à affaiblir Trump, qui, en tant que président en 2020, a ordonné l’assassinat de Qassem Soleimani, commandant de la force Quds du CGRI.
Jusqu’à présent, les révélations publiées n’ont pas eu d’impact significatif sur la trajectoire globale de la campagne de Trump.

