Intelligence Reports"Les Amis du régime"Ayda Hadizadeh : influence et ambiguïtés d’une députée franco-iranienne

Ayda Hadizadeh : influence et ambiguïtés d’une députée franco-iranienne

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Les groupes d’Amitié parlementaires ont pour vocation de développer des relations avec les autorités en place, ce qui les conduit nécessairement à composer avec le pouvoir et sa diplomatie officielle.

Ces groupes d’amitié parlementaires dissimulent souvent des relations privilégiées avec des États, leurs ambassadeurs ou, dans le meilleur des cas, avec des parlements fantoches au sein de régimes dictatoriaux. L’Iran ne fait pas exception.

Parmi les « amis de l’Iran », on ne peut ignorer celle ou celui qui prend la présidence du groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée nationale. Ce groupe a constitué un canal privilégié des relations entre 2017 et 2019, sous l’égide de Mme Delphine O, ancienne lobbyiste devenue députée, que certains milieux de l’opposition iranienne surnommaient même à l’époque « l’ambassadrice de l’Iran à Paris ».

https://fr.iranfocus.com/intelligence-reports/amis/11162-sur-les-contradictions-de-vouloir-faire-l-ambassadrice-du-regime-iranien-en-france/

Puis, entre avril et septembre 2019, il y a eu une vacances de présidence. Depuis octobre 2019 à juin 2024, ce sont Anne Genetet puis Anne Luquet qui occupèrent ce poste, mais sous leurs présidences le groupe est resté plutôt dormant pendant ces deux législatures, compte tenu de la détérioration des relations entre la France et l’Iran.

Curieusement, lors de la nouvelle législation et quelques temps après la répression du soulèvement, qui embrasa l’Iran après la mort de Jina Mahsa Amini, une députée nouvellement élue a brigué la présidence de ce groupe à force d’insistance et de pression.

Ayda Hadizadeh, est une députée franco-iranienne élue dans le Val-d’Oise depuis 2024 sous l’étiquette « Socialistes et apparentés ». Bien que nouvellement élue, Ayda Hadizadeh s’oppose curieusement à la candidature du vétéran de l’assemblée, André Chassaigne, au perchoir. Alors que toute la gauche est unanime pour soutenir cette candidature à la présidence de l’assemblée, y compris le Parti Socialiste, Hadizadeh s’y oppose violemment en évoquant le soutien fidèle du député du Puy-de-Dôme, à la Résistance iranienne. Ce faux pas jette une ombre sur ses motivations, mais ne semble pas avoir inquiété le Parti Socialiste. Se présentant comme hostile au régime théocratique et à un retour de la monarchie en Iran, elle obtient la présidence du groupe d’amitié France-Iran, en contradiction flagrante avec ses convictions déclarées. « Une opposante » à la tête d’un comité dont la tâche est de dialoguer avec les autorités iraniennes et son Majlis (parlement iranien qui fait partie intégrante du pouvoir théocratique).

Jusqu’ici, il n’y a rien d’anodin qu’une personne d’origine iranienne rêve de la présidence du groupe d’amitié France-Iran, sans aucune arrière-pensée.

Mais quand on connaît la stratégie du régime iranien, ailleurs dans d’autres pays, on peut se poser des questions. Selon des sources de renseignements fiables, influencer des parlements via les groupes d’amitiés parlementaires en Europe est une tactique fréquente du régime iranien. Pour cela, les autorités iraniennes cherchent à attirer les parlementaires d’origine iranienne en Europe.

Voici ce qu’en dit une analyse du régime iranien en 2024 :

« Il semble que l’Assemblée du Conseil Islamique (Majlis) pourrait atteindre son objectif et aider l’exécutif, en particulier le ministère des affaires étrangères, le ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce, le ministère de l’économie et des finances, par le biais du groupe d’amitié parlementaire Iran-France ».

« Il est proposé que des députés du Majlis, membres du groupe d’amitié Iran-France (M. Ara Chaverdian, M. Faramarz Chahsavari et M. Guerard Mansourian) invitent en Iran le groupe d’amitié parlementaire Iran-France et par ce biais renforcent la diplomatie parlementaire irano-française ».

« L’une des méthodes pour développer les relations et accentuer la collaboration avec les pays visés est d’utiliser les élites iraniennes et les personnes influentes, et d’accentuer l’action de lobby dans le pays concerné. Des personnes d’origine iranienne au parlement. Il est proposé d’étudier leur position politique à propos de la République islamique d’Iran, et, s’ils ont toujours un nationalisme et l’amour de la patrie, on peut établir les relations avec eux et, en faisant du lobby, ils pourront attirer les élites iraniennes influentes pour collaborer davantage et agir pour la détente dans les relations et renforcer la diplomatie parlementaire ».

Ce plan a été élaboré bien avant l’élection de Ayda Hadizadeh. Nous ne faisons pas de rapprochement entre le plan du régime et le comportement d’une élue et nous n’allons pas jusqu’à dire qu’Ayda Hadizadeh serait l’heureuse élue de ce plan.

Voyons maintenant comment la nouvelle présidente du groupe d’amitié France-Iran s’est comportée. Une fois à la tête du groupe d’amitié, elle écrit aux membres du groupe le 5 mars 2025 pour appeler les députés membres du groupe à ne pas signer un appel lancé par le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) fondé en 2008 par des députés de diverses obédiences, notamment par des députés socialistes.

Dans cette déclaration du CPID, il est écrit notamment :
« La situation des droits humains en Iran est des plus préoccupantes. Plus d’un millier de personnes ont été exécutées en Iran en 2024, dont près de 800 au cours des six premiers mois de la présidence de Massoud Pezeshkian. La loi dite du « hijab et de la chasteté » est une tentative d’exercer un contrôle policier global sur la société ».

Dans cette déclaration, le CPID appuie le plan du Conseil national de la Résistance iranienne pour une république démocratique et laïque et l’abolition de la peine de mort en Iran.

Dans sa lettre, Hadizadeh présente ce groupe de parlementaires comme : « rien d’autre que l’organe de lobbying de l’organisation des moudjahidines du peuple d’Iran ».

Elle déplore qu’« un grand nombre de députés sont régulièrement signataires de leurs déclarations » et demande aux membres du groupe de ne pas signer. Elle propose de consacrer une des réunions du groupe d’amitié à auditer des experts « sur les différents groupes d’opposition au régime islamique ». Elle exige des membres du groupe d’amitié de « sensibiliser les députés de leurs groupes sur la nécessité d’éviter d’apposer leur signature aux textes ou déclarations du CPID ».

Le CPID a été durant quatre législatures le comité de parlementaires français qui a le plus dénoncé les violations des droits de l’homme en Iran et apporté son soutien à la résistance iranienne.

Par conséquent, l’un des premiers gestes d’Hadizadeh à la présidence du groupe est de barrer la route au plus ancien comité de parlementaires qui s’intéresse au peuple iranien. On se demande quel autre signe d’amitié pourraient les mollahs iraniens exiger d’une présidente du groupe d’amitié ?!

Bien entendu, en qualité du président du CPID de l’époque, André Chassaigne a écrit aux membres du groupe d’amitié France-Iran pour protester contre cette attitude, en précisant : « parallèlement au groupe d’amitié qui a pour vocation d’établir des liens avec les instances du pouvoir en place et notamment le parlement du pays concerné, le CPID accompagnait la lutte des représentants du peuple iranien opposés au régime des mollahs ». Il a rappelé que le parlement d’Iran avait 2/3 de ses « députés » anciens membres des forces répressives, gardiens de la révolution ou autres services de la dictature religieuse.

M. Chassaigne a expliqué sa propre expérience pendant ses six mandats de député avec la Résistance iranienne, mettant l’accent sur le fait que le CPID a pu obtenir à quatre reprises les signatures de la majorité de députés, toutes tendances confondues.

Il s’est indigné que la nouvelle présidente du groupe d’amitié France-Iran instrumentalise la fonction qui lui a été confiée en donnant consigne de ne pas signer les textes proposés par le CPID, qu’il interprète comme « une offense à notre libre arbitre, à notre choix politique de député et à notre capacité de discernement ».

Hadizadeh a renouvelé ses vindictes contre l’OMPI dans une interview au Figaro, reprenant les éléments de langage et les accusations portées par le régime contre son opposition principale, et appelant une fois de plus : « Je conseille d’ailleurs à tous mes collègues députés de cesser tout soutien ».

Diplomatie parallèle ?
À part son animosité contre la Résistance, les prises de position publiques de Hadizadeh – notamment sur France 24 en juin 2025 et lors d’un entretien sur LCP – s’inscrivent dans une logique de diplomatie de dialogue : soutien affiché au peuple iranien, mais plaidoyer pour le maintien de canaux ouverts avec Téhéran. Ce positionnement, présenté comme humaniste et pragmatique, est vu par certains comme un effort de médiation, et par d’autres comme une forme d’accommodement diplomatique susceptible de servir les intérêts du régime iranien en Europe.

Depuis 2022, la répression du soulèvement populaire de septembre a ravivé en France les débats sur la politique iranienne. Alors que la majorité des élus français expriment un soutien clair à la résistance iranienne, Ayda Hadizadeh adopte une ligne plus nuancée : dénonciation des violations des droits humains, mais opposition à une rupture totale des relations diplomatiques. Elle encourage même les médias à aller donner la parole à l’ambassadeur du régime iranien (ITW sur France 24).

Dans l’émission « La politique et moi » diffusée sur LCP en octobre 2025, Ayda Hadizadeh revient sur son parcours et ses convictions :

« Je veux porter une parole de paix et de dialogue, même quand cela dérange ».
« L’Iran fait partie de mon histoire, mais c’est aussi un pays avec lequel nous devons continuer à parler ».

« La diplomatie ne doit pas être un instrument d’exclusion, mais un espace de solutions ».
Ces déclarations traduisent une conception inclusive de la diplomatie, ancrée dans le dialogue interculturel. Toutefois, cette approche est perçue par une partie de la diaspora iranienne comme un affaiblissement du discours de fermeté traditionnellement défendu par la France face aux violations des droits humains en Iran.

La députée participe à des forums consacrés à la politique du Moyen-Orient et aux relations franco-iraniennes. Le 11 juin 2025, elle figure parmi les intervenants d’un colloque organisé à l’Université Panthéon-Sorbonne intitulé :
« Négociations États-Unis – Iran : quelles perspectives politiques et économiques pour l’Europe ? »

Cet événement réunissait plusieurs universitaires et acteurs associatifs connus pour défendre une approche de dialogue élargi avec Téhéran. Selon les analyses présentées dans le rapport interne « Colloque du 11 juin 2025 », cette rencontre s’inscrivait dans une dynamique visant à normaliser la présence diplomatique et culturelle iranienne en France, notamment par des réseaux académiques. Dans ce contexte, la participation de Mme Hadizadeh illustre une volonté d’ouverture institutionnelle qu’elle présente comme relevant du pluralisme démocratique, mais que d’autres acteurs perçoivent comme un vecteur d’influence politique.

Dans une enquête intitulée : « Soit ils sont ignorants, soit ce sont des agents du régime : l’offensive de l’Iran en France », le Point (27 juin 2025), évoque d’ailleurs une campagne d’influence menée par des structures associatives et universitaires cherchant à banaliser l’image du régime iranien auprès de l’opinion française. Cette enquête souligne que certaines initiatives publiques de ce type peuvent servir de courroie de transmission indirecte à la diplomatie iranienne, et cite des exemples d’élus ou de personnalités ayant participé à des événements promus par ces réseaux.

La guerre entre Israël et l’Iran, déclenchée le 13 juin 2025, a vu Ayda Hadizadeh entrer en scène en s’appuyant sur la position de son groupe politique, offrant ainsi aux médias iraniens l’occasion de présenter le régime comme moins isolé qu’il ne l’est réellement sur la scène internationale.

Ayda Hadizadeh, députée d’origine iranienne au Parlement français, a participé à un rassemblement de protestation contre l’agression israélienne contre l’Iran.

Le site iranien https://www.khabarfoori.com/ titre :

Condamnation de l’attaque d’Israël contre l’Iran par une députée d’origine iranienne en France / Description intéressante d’Ayda Hadizadeh sur la personnalité de Netanyahu

Lors des frappes israéliennes contre les centres nucléaires iraniens ainsi que les commandants des Gardiens de la Révolution, Ayda Hadizadeh a condamné les frappes, comme l’était la ligne adoptée par le PS. Isolés dans leur ambition avortée de devenir une puissance nucléaire, les mollahs n’ont pas hésité à exploiter ses propos pour laisser croire que la classe politique française les soutenait dans leur aventure nucléaire. À notre connaissance, Hadizadeh n’a pas dénoncé publiquement cette manipulation du régime iranien.

Le parcours de Ayda Hadizadeh : des lacunes inexpliquées ?
Ayda Hadizadeh a l’habitude de justifier son animosité à l’égard de la principale force d’opposition iranienne comme une histoire personnelle. Quelle est la réalité de cette histoire ?
Elle est née de parents exilés iraniens. Son père était un éminent journaliste et résistant iranien qui a adhéré à l’OMPI depuis l’époque du Chah et dénoncé les exactions du Chah et de la Savak, ainsi que celles de Khomeiny et de Khameneï.

Voir à propos de son père cette biographie publiée à l’occasion de son décès :

https://fr.iranfocus.com/news/resistance/19110-bijan-hadizadeh-lhonneur-du-journaliste-le-devouement-du-resistant/

Suite à la répression, la famille Hadizadeh se réfugie en France. C’est alors que le père décide de rejoindre la résistance à la frontière de l’Iran et de l’Irak, mais sa femme refuse, et s’ensuit le divorce. La narration de Ayda Hadizadeh présente un divorce comme tout à fait normal dans une famille, décidé par des adultes et des personnes conscientes, comme un acte sectaire. Elle présente son père comme une personne influençable sous l’emprise d’un comportement sectaire qui divorcerait de sa famille sur ordre qu’on lui aurait donné. Cette version des faits est la narration que le régime des mollahs présente pour diaboliser l’OMPI auprès de l’opinion.

L’arrière-scène des activités inexpliquées
Le comportement d’Ayda Hadizadeh ne peut être compréhensible qu’à la lecture d’une lettre que son père a écrite le 19 décembre 2024, avant son décès, et adressée à des parlementaires. On peut lire notamment :

« Contrairement à mon fils et mon autre fille qui sont venus en Albanie me rendre visite après notre transfert de l’Irak, Ayda s’engage à faire une propagande active et mensongère contre l’OMPI depuis de nombreuses années. Cela a commencé en 2006 après qu’elle est revenue d’un voyage en Iran. L’étrange fait est qu’elle ne montrait aucune hostilité ni propos négatif contre l’OMPI pendant les 16 années suivant ma séparation de mon épouse jusqu’à 2006. (…) Ce que fait Ayda s’inscrit hélas dans une série de diabolisation par le régime des mollahs contre l’OMPI et la Résistance iranienne dont le but est de justifier la répression dans le pays et le terrorisme à l’étranger. Certaines agences de renseignement occidentales, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas, expliquent que le régime recrute même à cet effet d’anciens membres de l’OMPI ».

Or, le déplacement d’Ayda en Iran en 2006 ne pouvait avoir lieu sans une étroite coopération de l’ambassade iranienne à Paris, agissant sur instruction des services de renseignement du régime des mollahs (VEVAK), dans la mesure où ils s’étaient établis en France en tant que réfugiés politiques devenus citoyens français – un statut normalement incompatible avec un retour en Iran.

Selon des sources fiables, leur tante, Charareh Tabatabaï – ancienne prisonnière politique ayant par la suite collaboré avec le régime et participé à la traque des militants de l’OMPI dans les années 1980 – aurait joué un rôle pour faciliter le déplacement. S’ensuivent les prises de contact avec un organisme du ministère des Renseignements du régime (VEVAK), qui n’épargne aucun proche d’un opposant notoire : il s’agit de l’association Nejat. Cette structure harcèle les familles des opposants et cherche à mettre la pression sur les résistants iraniens particulièrement militants de l’OMPI. Son rôle est de fabriquer des transfuges. Nous n’affirmons pas que c’est le cas d’Ayda Hadizadeh, mais l’association Nejat a pris contact avec elle durant ce séjour.

Historique d’activités des services iraniens

Selon les services européens, utiliser des déplacements en Iran de membres de la diaspora est un moyen utilisé par le régime pour influencer ces personnes.

Le fait que le régime iranien enrôle des membres des familles liées à l’OMPI ou ceux qui ont quitté les rangs de la résistance est une politique définie du pouvoir en place depuis les années 1990. Plusieurs services de renseignement européens, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne, qui comptent le plus grand nombre d’Iraniens, ont souligné ce fait.

Le père de Ayda Hadizadeh évoque le cas des services de renseignement européens. L’« Office fédéral pour la protection de la Constitution » (BfV) écrivait dans son rapport annuel de 1999 : « l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et sa branche politique active au niveau mondial, à savoir le Conseil national de la Résistance iranienne, sont toujours au centre de l’attention des services de renseignement iraniens… En espionnant l’OMPI, le service de renseignement iranien attire des membres de cette organisation et d’autres ressortissants iraniens. Ce recrutement se fait principalement lors des visites en Iran d’Iraniens vivant à l’étranger. Ils sont interpellés par le VEVAK et parfois contraints de coopérer avec les services de renseignement sous la menace de pressions contre eux-mêmes ou contre les membres de leur famille vivant en Iran ».

La même agence a écrit dans son rapport de 2004 : « VEVAK a un intérêt particulier dans les Moudjahidine du peuple et le Conseil national de la Résistance pour mener ses activités d’espionnage… Les services de renseignement iraniens s’appuient sur un réseau d’agents secrets qui sont sélectionnés sous la supervision du VEVAK parmi les sympathisants des organisations et des groupes en question. Dans la plupart des cas, ils sont recrutés lors des voyages de ces individus en Iran ».

https://verfassungsschutzberichte.de/bund/2004

Dans cette étude, ne cherchons pas à faire un rapprochement entre le comportement d’Ayda Hadizadeh et les projets d’influence du régime. Ce que l’on peut affirmer c’est que l’attitude de cette députée rend service aux objectifs que le pouvoir iranien cherche à atteindre depuis des décennies : bloquer le soutien à la principale force d’opposition iranienne en France et dans les institutions françaises.

 

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