Vendredi 10 janvier, la France a convoqué l’ambassadeur du régime iranien au sujet de la question des Français pris en « otage » par le gouvernement iranien.
Le ministère français des Affaires étrangères, réitérant ses récentes mises en garde sur les dangers des voyages de ressortissants français en Iran, a qualifié d’intolérable la situation des citoyens français détenus en Iran et a déclaré qu’en vertu du droit international, la détention sans respect de la dignité humaine constitue une torture.
Le communiqué du ministère français des Affaires étrangères qualifie ces citoyens français d’otages du gouvernement iranien.
Cécile Kohler, militante syndicale française, et son mari Jacques Paris sont emprisonnés dans le quartier 209 de la prison d’Evin – une section contrôlée par le ministère du Renseignement du régime iranien – depuis leur arrestation en mai 2022.
Les forces de sécurité du régime iranien les ont arrêtés après qu’ils aient rencontré plusieurs militants syndicaux et enseignants, les accusant plus tard d’espionnage.
Un autre citoyen français, identifié uniquement par son prénom, Olivier, est également emprisonné en Iran par le régime.
Ces dernières années, le régime iranien a arrêté des dizaines de citoyens binationaux et étrangers, la plupart pour des accusations d’espionnage et de sécurité.
Dans l’un des cas les plus récents, un citoyen suisse emprisonné pour espionnage est décédé jeudi 9 janvier. En réponse, le gouvernement suisse a exigé du régime iranien des informations précises sur les raisons de sa détention et les circonstances ayant conduit à sa mort en prison.
Le vendredi 10 janvier, le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé que les autorités iraniennes avaient informé l’ambassade de Suisse à Téhéran le 10 décembre qu’un Suisse de 64 ans avait été arrêté pour suspicion d’« espionnage ».
Cecilia Sala, une journaliste italienne qui se trouvait en Iran avec un visa de journaliste, a été arrêtée par le régime iranien trois jours après la détention de Mohammad Abedini Najafabadi à l’aéroport de Milan le 15 décembre 2024, accusée d’avoir aidé le régime iranien à contourner les sanctions américaines.
En 2015, à l’occasion de la signature de l’accord nucléaire, le régime iranien a échangé cinq prisonniers étrangers et binationaux contre des prisonniers iraniens aux États-Unis.
Des diplomates de haut rang français, britanniques et allemands doivent rencontrer leurs homologues iraniens à Genève le lundi 13 janvier pour discuter de questions bilatérales et de l’avenir des négociations nucléaires.
Des sources diplomatiques rapportent qu’environ 20 citoyens européens de 10 pays différents sont actuellement incarcérés – et effectivement pris en otage – par le régime iranien.

