Le Telegraph rapporte dans un article récent, s’appuyant sur des images satellites, que le régime iranien a entrepris de bloquer trois entrées de tunnels du complexe nucléaire d’Ispahan. Selon le journal, ces entrées ont été scellées à l’aide de remblais de terre compactée, de barrières de protection et d’amas de débris – une action qui semble viser à renforcer la sécurité et à réduire la vulnérabilité du site.
L’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISSI), après avoir examiné les mêmes images, confirme que la construction de ces barrières a probablement débuté le 18 mars ou peu après. Cet institut, spécialisé dans le suivi des développements liés aux programmes nucléaires, souligne que la rapidité de ces mesures témoigne de préoccupations croissantes en matière de sécurité autour du site.
Selon des analystes militaires, de telles mesures sont généralement évaluées dans le cadre de stratégies de défense passive. Le blocage des entrées de tunnels peut rendre la pénétration directe dans les sections souterraines plus difficile et allonger le temps nécessaire à toute opération offensive. Ces barrières peuvent également rendre les forces d’attaque plus vulnérables, notamment lorsque les systèmes de défense et de missiles sont actifs.
Selon un autre article du Telegraph, le site d’Ispahan serait l’un des principaux centres de stockage de matières nucléaires hautement enrichies. On estime qu’au moins la moitié des quelque 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi que possède l’Iran est entreposée dans ce complexe. Ces matières, si elles étaient enrichies davantage, pourraient servir au cycle de production d’armes nucléaires.
Ces révélations interviennent alors que le programme nucléaire iranien reste au centre de l’attention des instances internationales et des grandes puissances, et que toute modification de ses infrastructures est suivie de près.

