IranNucléaireJavier Solana maintient le dialogue avec Téhéran

Javier Solana maintient le dialogue avec Téhéran

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Saïd Jalili et Javier Solana "ont convenu de poursuivre leurs négociations bilatérales dans une atmosphère constructive", à l’issue d’un entretien téléphonique, a rapporté la télévision iranienne lundi 11 août 2008. A Bruxelles, l’entourage de Javier Solana a confirmé la tenue de cet entretien et n’a pas exclu des contacts ultérieurs.

La teneur de l’entretien n’a pas été précisée. Les Six que Javier Solana représente (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) avaient jugé "insuffisante" la réponse donnée par Téhéran le 6 août à leur offre et envisagent de nouvelles sanctions aux Nations Unies, tout en maintenant ouverte la voie du dialogue.

"Nous espérons toujours régler ce problème avec Téhéran par la voie du dialogue, mais si cela n’est pas possible, il faudra continuer sur la voie de sanctions au Conseil de sécurité", souligne-t-on de source européenne.

"L’offre présentée à Téhéran reste sur la table. Elle est généreuse et répond aux inquiétudes iraniennes", a-t-on souligné de même source.

"L’objectif est de maintenir ouverte la porte du dialogue avec Téhéran avec des contacts", a-t-on insisté.

Sanctions

Les grandes puissances ont offert une alternative à l’Iran: ou Téhéran accepte la coopération et suspend ses activités controversées d’enrichissement de l’uranium, que les Occidentaux soupçonnent d’être destinées à acquérir l’arme nucléaire, ou ce pays fait face à des sanctions croissantes de la communauté internationale.

L’offre des Six prévoit un gel des sanctions à l’ONU contre un gel par Téhéran de l’accroissement des centrifugeuses destinées à l’enrichissement de l’uranium.
Les Européens ont entériné le 8 août les dernières sanctions approuvées en mars à l’ONU.

Ils ont décidé de "faire preuve de retenue lorsqu’ils souscrivent de nouveaux engagements d’appui financier public aux échanges commerciaux avec l’Iran, notamment en consentant des crédits, des garanties ou une assurance à l’exportation".

Ils ont par ailleurs annoncé vouloir "être vigilants" concernant les "activités menées par les institutions financières avec les banques domiciliées en Iran, en particulier la banque Saderat".

Ils doivent enfin "faire inspecter dans leurs aéroports et leurs ports maritimes les chargements à destination et en provenance d’Iran des aéronefs et navires, en particulier ceux que possèdent ou contrôlent Iran Air Cargo et l’Islamic Republic of Iran Shipping Line".

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