IranNucléaireNucléaire: USA et alliés discutent des "conséquences" pour l'Iran...

Nucléaire: USA et alliés discutent des « conséquences » pour l’Iran (Obama)

-

AFP: Les Etats-Unis et leurs alliés discutent désormais des "conséquences" pour l’Iran de son refus du projet d’accord sur son programme nucléaire, à savoir des sanctions alourdies, a déclaré jeudi le président américain Barack Obama à Séoul.

M. Obama a indiqué que la porte était encore ouverte pour que l’Iran accepte les propositions internationales mais a déploré que les responsables iraniens aient été "incapables de dire oui". De ce fait, Washington et ses alliés discutent désormais des "conséquences".

"Nous prévoyons qu’au cours des prochaines semaines nous allons étudier un ensemble de mesures potentielles à mettre en oeuvre qui montreront à l’Iran notre détermination", a déclaré M. Obama, au cours d’une conférence de presse lors sa visite en Corée du Sud, dernière étape de sa tournée en Asie.

L’Iran a annoncé mercredi son refus de transférer à l’étranger son uranium faiblement enrichi et a appelé à une nouvelle réunion à Vienne avec les grandes puissances, signifiant ainsi son rejet du projet d’accord proposé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il y a près d’un mois.

"Nous avons fait un examen technique et économique (…) Très certainement, nous ne transférerons pas à l’étranger notre uranium enrichi à 3,5%", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, cité mercredi par l’agence Isna.

Ces déclarations signifient que l’Iran refuse le projet d’accord tel que présenté par l’AIEA le 21 octobre après des négociations entre l’Iran, les Etats-Unis, la Russie et la France.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a déploré mercredi la "réponse extrêmement négative" de Téhéran. "Le résultat pour le moment, le moins qu’on puisse dire, est peu encourageant, il n’empêche, nous allons continuer (à dialoguer)", a-t-il souligné.

Selon des diplomates occidentaux, le projet d’accord prévoit le transfert vers la Russie d’une grande partie de l’uranium iranien faiblement enrichi (3,5%), pour qu’il y soit enrichi davantage avant d’être transformé en France en combustible pour un réacteur de recherche à Téhéran.

Une solution intermédiaire a été évoquée selon laquelle l’Iran enverrait son uranium enrichi pour stockage en Turquie. Ce que Téhéran a également refusé.

La question de l’enrichissement est au centre du bras de fer entre l’Iran et les puissances du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) qui redoutent que Téhéran n’utilise l’uranium à des fins militaires.

Le transfert de l’uranium enrichi iranien vers l’étranger permettrait d’apaiser les inquiétudes internationales en assurant un plus grand contrôle des stocks iraniens.

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

D’après le Telegraph, les entrées des tunnels du site nucléaire d’Ispahan sont bloquées.

Le Telegraph rapporte dans un article récent, s'appuyant sur des images satellites, que le régime iranien a entrepris de...

Négociations de 21 heures entre les États-Unis et le régime iranien : aucun résultat

Selon Reuters, après 21 heures de discussions intensives entre des représentants des États-Unis et du régime iranien au Pakistan,...

Nouvelle vague d’arrestations et de répression judiciaire en Iran

Alors que la répression généralisée des citoyens se poursuit dans différentes régions d'Iran, les services de renseignement et les...

Détails de l’exécution de six membres de l’OMPI

Suite à l'exécution de six prisonniers affiliés à l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) par des agents de...

Conférence internationale : le nombre d’exécutions en Iran est condamné et apporte son soutien au CNRI

Une conférence internationale s'est tenue près de Paris le 10 avril pour protester contre la récente recrudescence des exécutions...

Amnesty International : L’accès à Internet est un droit humain fondamental et doit être rétabli immédiatement

Alors que l’Iran subit l’une des plus longues coupures d’Internet de son histoire, Amnesty International a rappelé vendredi 10...

Doit lire

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous