IranIran (actualité)L’ancien chef du contre-espionnage des pasdaran aurait fui l’Iran

L’ancien chef du contre-espionnage des pasdaran aurait fui l’Iran

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L’ancien chef du contre-espionnage des pasdaran aurait fui l’Iran

Ali Nassiri, un général des pasdaran et chef de l’appareil de contre-espionnage, aurait fui l’Iran. Selon certaines sources, un proche de Hossein Taeb, chef des services de renseignement des Gardiens de la révolution, a fait la lumière sur une réunion tenue le 11 avril entre les hauts responsables du renseignement, au cours de laquelle un différend verbal a éclaté entre Taeb et Nassiri, poussant Nassiri à quitter prématurément la réunion.

Par la suite, Nassiri aurait refusé de se présenter au travail pendant deux jours. L’enquête qui a suivi a révélé qu’il avait fui le pays.

Selon certaines sources, une enquête lancée par les unités de contre-espionnage des pasdaran révèle que Nassiri s’est réfugié dans un pays du golfe Persique, demandant l’asile politique à l’ambassade locale des États-Unis. Les rapports indiquent que Nassiri avait en sa possession un grand nombre de documents sur les déplacements des hauts commandants, du personnel de renseignement et des unités opérationnelles du Corps des gardiens de la révolution dans les pays étrangers, le tout sous le couvert de missions diplomatiques.

Jusqu’à ce jour, les services de renseignement et le contre-espionage des pasdaran ont fait tout leur possible pour empêcher la publication de ces informations dans les médias. Le 13 avril, la chaîne d’information al-Mayadeen, associée au Hezbollah libanais, a diffusé sur son site Internet un reportage à ce sujet sans fournir aucun détail. Le reportage a été retiré moins d’une demi-heure plus tard.

L’Organisation du contre-espionnage des pasdaran est un conglomérat dont la mission est d’assurer la sécurité des vols, la sécurité des fonctionnaires et des personnalités du gouvernement et des dignitaires étrangers pendant leur visite en Iran.

La fuite d’Iran de Nassiri a eu un impact extrêmement négatif sur la hiérarchie sous son commandement. Le 19 avril, l’agence de presse Fars, associée aux pasdaran, a évoqué le sort de Nassiri sans autre explication. « Sur ordre de Mohammad Ali Jafari, le général de brigade Fat’ollah Jamiri, alors commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution, a été nommé commandant de l’Organisation du contre-espionnage des pasdaran. » Ce rapport ne fait aucune mention de Nassiri.

Les États-Unis ont récemment inscrit le Corps des gardiens de la révolution comme organisation terroriste étrangère. Il s’agit d’une étape importante dans la lutte efficace contre l’utilisation systémique du terrorisme par Téhéran en tant que moyen d’action de l’État. C’est également une bonne nouvelle pour le peuple iranien, dont les efforts depuis plus de 40 ans pour provoquer un changement ont été violemment réprimés à chaque fois par les pasdaran.
Aucun responsable américain ou iranien n’a réagi aux informations selon lesquelles Nassiri aurait fui l’Iran.

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