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Des manifestations éclatent en Iran car un violeur d’enfants présumé échappe à la justice

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Des manifestations ont éclaté dans le nord-est de l’Iran le 23 mars à la suite du refus de la justice iranienne de traduire en justice un violeur d’enfants présumé.

Un agent de sécurité du barrage de Golestan est accusé d’avoir violé deux jeunes filles, l’une âgée de 7 ans et l’autre de 8 ans. Toutefois, lorsque leurs proches ont porté plainte, le procureur a rejeté la plainte. Il a affirmé que le rapport médico-légal ne mentionnait aucun signe de viol.

Au lieu de cela, il a accusé l’homme de « kidnapping. » Cela entraîné une protestation des habitants du village d’Arab Sharank. Les forces de sécurité de l’État (SSF) ont tenté de mettre un terme à la manifestation en réprimant la population. Mais celle-ci s’est défendue, allant jusqu’à briser les vitres des voitures des SSF.

Bien sûr, c’est loin d’être la seule protestation en Iran la semaine dernière. N’importe laquelle pourrait devenir l’étincelle qui enflammera le prochain soulèvement. Après tout, le pays est un baril de poudre qui ne demande qu’à exploser. D’ailleurs, ce fut le cas lors des soulèvements de 2017 et 2019.

Par ailleurs, le 23 mars, des habitants du sud-est de l’Iran se sont battus avec deux membres des pasdarans (IRGC). Ces derniers tentaient de voler les bijoux de trois femmes baloutches. Les manifestants ont mis le feu au véhicule de des pasdarans.

Par ailleurs, un pêcheur de Chabahar, dont les moyens de subsistance ont été mis à mal par la pêche au chalut chinoise, a protesté auprès du ministre adjoint de la pêche, Parviz Mohebbi, dans une vidéo diffusée sur les médias sociaux.

Il a déclaré à Mohebbi : « Notre pauvreté est causée par des chalutiers chinois. Nous n’avons pas de chaussures à porter. »

Dimanche, les travailleurs de la lutte antiparasitaire de l’usine de canne à sucre de Haft Tappeh, dans le sud-ouest de l’Iran, ont manifesté devant le bureau de sécurité de l’entreprise pour le deuxième jour consécutif en raison des retards de salaire et de l’insécurité de l’emploi.

Tout cela s’inscrit dans un contexte d’extrême pauvreté et de crise sanitaire permanente, qui n’est pas maîtrisée parce que le régime pense que la pandémie de la COVID-19 est utile pour arrêter les protestations généralisées qui pourraient le renverser. Le CNRI et l’OMPI/MEK ont indiqué que le nombre de décès dus au coronavirus dans 5126 villes dépasse les 240 200.

Et, comme si cela ne suffisait pas, le régime prévoit maintenant d’intimider la population en tuant des manifestants, comme en témoignent les commentaires du chef du pouvoir judiciaire Ebrahim Raisi mercredi.

M. Raisi, l’un des responsables du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, a déclaré : « Aucune insécurité dans la société n’est tolérable. La police et les responsables de la sécurité doivent laisser les perturbateurs agir. »

Mais même les responsables du régime disent que ce plan est voué à l’échec.

L’ancien ministre des Routes et du Développement urbain, Abbas Akhundi, a déclaré : « Je jure devant Dieu qu’avec des arrestations, des armes et la violence, nous ne pouvons pas résoudre des problèmes tels que l’inflation ou contrôler la société. »

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