Des sources diplomatiques ont indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) que les pays occidentaux ont officiellement soumis mercredi à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) une nouvelle résolution critique contre le régime iranien, avant la réunion du Conseil des gouverneurs de l’agence.
Auparavant, le ministre des Affaires étrangères du régime iranien avait mis en garde contre la soumission d’une nouvelle résolution, déclarant qu’une telle action « ne ferait que compliquer davantage la situation ». Selon l’AFP, les puissances occidentales visent à condamner le régime iranien pour sa mauvaise coopération avec l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies concernant son programme nucléaire.
Hier, Reuters a rapporté que le régime avait proposé de ne pas augmenter son stock d’uranium enrichi à 60 %, à condition que les puissances occidentales s’abstiennent d’adopter une résolution contre le régime iranien lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Selon Reuters, dans l’un de ses deux rapports confidentiels, l’AIEA a déclaré que le régime iranien a commencé les démarches préliminaires pour mettre en œuvre cette proposition. Les diplomates occidentaux ont toutefois décrit cette proposition comme une tentative de dernière minute pour éviter toute condamnation, soulignant que l’enrichissement de l’uranium à 60 % n’a aucune justification civile et que le régime iranien pourrait facilement reprendre ce processus.
Le rapport de Reuters indique également qu’au 26 octobre, le stock d’uranium enrichi du régime iranien avait atteint 182,3 kilogrammes, ce qui, selon les normes de l’AIEA, est suffisant pour la production de quatre armes nucléaires. Et ce, malgré le démenti constant du régime quant à sa volonté de développer des armes nucléaires.
L’agence Reuters indique que le deuxième rapport de l’AIEA mentionne que le régime iranien a accepté d’envisager d’autoriser l’entrée dans le pays de quatre nouveaux inspecteurs. Toutefois, ces inspecteurs ne peuvent pas être parmi ceux qui étaient auparavant interdits d’opérations en Iran.
Selon ce rapport, la résolution, soumise par la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les États-Unis, condamne le régime iranien pour son manque de coopération avec l’AIEA et appelle l’agence à préparer un rapport complet sur les activités nucléaires du régime.
Reuters a ajouté que la résolution avait de fortes chances d’être adoptée, car seules la Russie et la Chine s’opposent traditionnellement à ce type de résolution.
Reuters a souligné que l’objectif de cette résolution est d’accroître la pression sur le régime iranien pour qu’il revienne aux négociations et accepte de nouvelles limitations à son programme nucléaire.

