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Genève accueillera mardi des négociations entre le régime iranien et la troïka européenne sur le nucléaire

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L’agence de presse Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a annoncé qu’un nouveau cycle de négociations entre le régime iranien et trois pays européens concernant le programme nucléaire de Téhéran se tiendrait le mardi 26 août à Genève, en Suisse.

Le lundi 25 août, Tasnim a cité une source bien informée indiquant que Majid Takht-Ravanchi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires politiques, dirigerait la délégation du régime iranien lors de ce cycle de négociations, tandis que « les vice-ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de France et du Royaume-Uni seront également présents ».

La source a ajouté : « L’ordre du jour de ces négociations porte sur les questions nucléaires et la levée des sanctions. »

Plus tôt, le 22 août, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’était entretenu par téléphone avec ses homologues des trois pays européens ainsi qu’avec le chef de la diplomatie de l’Union européenne pour discuter du mécanisme de retour à la normale.

Lors de cet appel, il a été convenu que les négociations sur le programme nucléaire du régime iranien se poursuivraient.

Ces derniers jours, les spéculations se sont intensifiées quant au sort du programme nucléaire de Téhéran, à la décision de la Troïka européenne d’activer le mécanisme de retour à la normale et à la réaction possible du régime iranien.

Cela intervient alors que l’échéance légale de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies approche et que la probabilité d’un déclenchement du mécanisme de retour à la normale augmente. Téhéran et ses alliés ont intensifié leurs consultations pour contrer ce mécanisme.

Le 23 août, Araghchi et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ont discuté, lors d’un entretien téléphonique, des développements liés au dossier nucléaire iranien, des récentes initiatives des pays européens et de la coopération de l’Iran avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime iranien, a évoqué le 22 août la possibilité que l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni activent le mécanisme de retour à la normale, déclarant que « des pays importants » sont en désaccord sur la manière d’utiliser ce mécanisme.

Il a également évoqué la possibilité d’un retrait du régime iranien du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et a ajouté : « Cette hypothèse a toujours existé. En réalité, le TNP ne nous a jamais été bénéfique.»

Avant la guerre de douze jours, cinq cycles de négociations nucléaires ont eu lieu entre Téhéran et Washington, mais les pourparlers ont abouti à une impasse en raison de l’insistance du régime iranien à poursuivre l’enrichissement d’uranium sur le sol iranien.

Le 24 août, le guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, a accusé les États-Unis de tenter de « mettre la nation iranienne à genoux et de la contraindre à l’obéissance », affirmant que « l’essence du problème réside dans l’inimitié de l’Amérique », ce qui rend des questions telles que les négociations directes « insolubles ».

Parallèlement, le journal britannique The Telegraph a rapporté qu’une faction du régime iranien, dirigée par Ali Larijani, était prête à réduire considérablement son niveau d’enrichissement d’uranium afin d’empêcher la Grande-Bretagne et d’autres pays occidentaux de réimposer des sanctions des Nations Unies.

Le dimanche 24 août, le journal britannique citait des responsables du régime affirmant que Téhéran était prêt à renoncer à sa ligne dure afin d’empêcher de nouvelles attaques d’Israël et des États-Unis, ainsi que l’activation du mécanisme de retour à la normale.

Selon le journal, Ali Larijani mène les efforts visant à persuader les dirigeants iraniens de réduire le niveau d’enrichissement d’uranium de 60 % à 20 %.

Genève accueillera mardi des négociations entre le régime iranien et la troïka européenne sur le nucléaireAvant l’activation du mécanisme de retour à la normale, le régime iranien déploie d’importants efforts pour échapper par tous les moyens à des sanctions globales. Le régime a 22 ans d’histoire de négociations nucléaires infructueuses avec l’Occident, et cette faiblesse des pays occidentaux, conjuguée à leur politique d’apaisement, a laissé Téhéran se croire à l’abri de tout danger.

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