Dans un rapport récemment publié, le Parlement britannique indique que les inquiétudes concernant la politique étrangère du régime iranien ne se limitent pas à son programme nucléaire ni à son soutien aux groupes armés et aux organisations « terroristes » au Moyen-Orient, mais incluent également le ciblage des critiques, des journalistes et des dissidents à l’étranger.
La Chambre des communes britannique, dans ce rapport publié le vendredi 5 décembre, affirme que la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a joué un rôle central dans l’expansion de l’influence du régime iranien au Moyen-Orient et dans la direction d’opérations mondiales de plus grande envergure.
Le rapport ajoute que parmi les personnes ciblées par le régime iranien au Royaume-Uni figurent des dissidents, des journalistes, des critiques du gouvernement, des Israéliens, des Juifs, ainsi que des acteurs de divers secteurs tels que les institutions gouvernementales, l’industrie du tourisme et les universités.
La Chambre des communes souligne que les actions menées par des agents liés au régime iranien s’inscrivent dans un contexte plus large de répression transnationale. La répression transnationale inclut généralement le harcèlement ou l’intimidation de personnes à l’étranger, dans le but de les réduire au silence, de les contraindre ou de leur soutirer des informations.
Ce n’est pas la première fois que le Parlement britannique met en garde contre la répression transnationale menée par le régime iranien.
Le 30 juillet, la Commission mixte des droits de l’homme du Parlement britannique a publié un rapport appelant à des mesures plus strictes pour contrer la répression transnationale croissante exercée par des gouvernements étrangers sur le sol britannique.
Le 7 juillet, le Telegraph a rapporté que les conclusions d’un rapport confidentiel de la Commission du renseignement et de la sécurité du Parlement britannique confirmaient que les tentatives du régime iranien d’assassiner ses opposants au Royaume-Uni se poursuivaient.
Recours à des groupes criminels par le régime iranien
La Chambre des communes a ajouté que le régime iranien, outre le recours à ses propres institutions étatiques telles que les Gardiens de la révolution iraniens et le ministère du Renseignement, a également utilisé des groupes criminels pour mener des opérations au Royaume-Uni et ailleurs.
Le rapport indique que le Royaume-Uni imposera de nouvelles sanctions au régime iranien à l’avenir et fait également référence aux mesures supplémentaires déjà annoncées pour 2025, notamment la formation des forces de police sur les menaces d’État, le renforcement de l’application des lois sur l’immigration et le financement du renforcement de la sécurité des synagogues.
La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays occidental préoccupé par les menaces que le régime iranien fait peser sur sa sécurité nationale.
En août, les États-Unis et treize de leurs alliés, dont le Royaume-Uni, ont publié une déclaration commune condamnant la recrudescence des menaces émanant des services de renseignement du régime iranien, qualifiant ces menaces de « violation flagrante de notre souveraineté nationale ».
L’Albanie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède figuraient parmi les pays signataires de cette déclaration.

