Selon Reuters, après 21 heures de discussions intensives entre des représentants des États-Unis et du régime iranien au Pakistan, les négociations se sont terminées sans accord et la délégation américaine a quitté le pays. Le vice-président américain, J.D. Vance, a déclaré dimanche matin, lors d’une brève conférence de presse à Islamabad, que les discussions avaient été détaillées et substantielles, mais n’avaient finalement pas abouti.
Il a souligné que cette absence d’accord aurait des conséquences plus négatives pour l’Iran que pour les États-Unis. Concernant la position de Washington, M. Vance a affirmé : « Nos lignes rouges étaient parfaitement claires ; nous avons clairement indiqué nos marges de manœuvre. » Selon lui, le régime iranien a refusé d’accepter les conditions proposées par les États-Unis, tandis que la partie américaine s’était engagée dans les négociations de bonne foi. Il a également ajouté que la meilleure et dernière offre américaine restait sur la table et que la décision de l’Iran de l’accepter ou non dépendait désormais de son acceptation.
Soulevant la question cruciale de l’engagement à long terme de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires, Vance a déclaré : « Nous n’avons pas encore constaté un tel engagement, mais nous espérons le voir se concrétiser à l’avenir.»
De son côté, Esmail Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du régime iranien, a annoncé que les deux parties étaient parvenues à des accords sur certains points, mais que des désaccords sur deux ou trois questions majeures empêchaient la conclusion d’un accord définitif.
Il a ajouté que les contacts et les consultations se poursuivraient par l’intermédiaire du Pakistan. Des mouvements de pétrole ont coïncidé avec les négociations : au moment même où ces pourparlers débutaient, les données des sociétés de suivi des pétroliers ont signalé le passage de trois grands pétroliers dans le détroit d’Ormuz, une première depuis l’instauration du cessez-le-feu entre les deux pays.
D’après ces informations, chacun de ces pétroliers transportait environ deux millions de barils de pétrole en provenance d’Irak, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Battant pavillon libérien et chinois, ils ont pénétré dans les eaux du golfe d’Oman après avoir franchi la route de transit du détroit d’Ormuz et contourné l’île de Larak. La destination de ces cargaisons serait la Malaisie.
Par ailleurs, Bloomberg a rapporté que deux pétroliers vides, qui comptaient entrer dans le golfe Persique, ont modifié leur cap suite à l’annonce de l’échec des négociations et sont retournés dans le golfe d’Oman.

