Dans un nouveau rapport, Amnesty International a déclaré que le régime iranien avait procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, marquant ainsi le nombre d’exécutions le plus élevé depuis plus de quatre décennies. Selon l’organisation de défense des droits humains, ce chiffre a joué un rôle majeur dans la forte augmentation mondiale des exécutions.
L’organisation de défense des droits humains a annoncé, le lundi 18 mai, qu’un total d’au moins 2 707 personnes avaient été exécutées dans le monde en 2025, le chiffre le plus élevé enregistré depuis 1981.
Le rapport d’Amnesty International indique que l’augmentation des exécutions ne se limite pas à l’Iran ; toutefois, le régime iranien a, à lui seul, représenté la part la plus importante de cette tendance et établi un record sans précédent.
Amnesty International souligne que la hausse des exécutions en Iran a coïncidé avec une intensification du climat sécuritaire et politique dans le pays. Selon l’organisation, les responsables du régime iranien — à la suite des vastes manifestations antigouvernementales de janvier de l’année précédente et après le début de la guerre avec Israël et les États-Unis en février — ont transformé la peine de mort en un outil de répression politique et de propagation de la peur au sein de la société.
Le rapport précise que les gouvernements qui restreignent l’espace civique et réduisent au silence toute dissidence ont de plus en plus recours à la peine de mort pour consolider leur pouvoir.
Amnesty International affirme que cette tendance s’est particulièrement intensifiée en Iran, où les exécutions sont, dans de nombreux cas, menées dans des circonstances opaques et sans respect des normes relatives à un procès équitable.
D’autres organisations de défense des droits humains ont également mis en garde à plusieurs reprises, ces derniers mois, contre le nombre croissant d’exécutions en Iran. Selon ces organisations, certaines des personnes exécutées comptent parmi elles des prisonniers politiques, des manifestants détenus et des individus jugés dans le cadre d’affaires liées à la sécurité.
En conclusion, Amnesty International a souligné qu’en raison de l’accès restreint à l’information en Iran, le nombre réel d’exécutions est probablement encore plus élevé que les chiffres rapportés. L’organisation a appelé la communauté internationale à exercer une pression accrue sur le régime iranien afin de mettre un terme à la vague d’exécutions en Iran et d’empêcher le gouvernement d’utiliser la peine de mort comme outil de répression politique.

