Plus de 100 000 personnes sont attendues à Paris le 20 juin 2026 pour exprimer leur soutien à la liberté et à la démocratie en Iran. L’événement appellera à la fin des exécutions en Iran et plaidera en faveur d’une république démocratique, affranchie de toute dictature.
« Non aux exécutions, oui à une république démocratique »
Les partisans de la Résistance iranienne et les Iraniens épris de liberté, venus des quatre coins du monde, sont attendus pour participer à ce que les organisateurs décrivent comme l’un des plus grands rassemblements iraniens jamais organisés en Europe. Ce rassemblement vise à condamner la vague croissante d’exécutions politiques en Iran et à mettre en lumière l’exigence du peuple iranien pour un avenir démocratique.
L’événement coïncide avec le 45e anniversaire du début de la résistance nationale de l’Iran contre la théocratie au pouvoir — une journée commémorée en Iran comme la « Journée des martyrs et des prisonniers politiques ». Les organisateurs affirment que ce rassemblement adressera un message clair à la communauté internationale : une paix et une stabilité durables en Iran ne pourront être instaurées que par le soutien à la lutte du peuple iranien pour la liberté et la démocratie.
Inquiétudes croissantes concernant les exécutions en Iran
Ce rassemblement se tient dans un contexte d’inquiétude internationale grandissante face à la forte augmentation des exécutions de prisonniers politiques en Iran, et plus particulièrement de membres et de sympathisants de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Des rapports indiquent que des dizaines de dissidents ont été exécutés ces dernières semaines, tandis que de nombreux autres demeurent dans les couloirs de la mort.
Les défenseurs des droits humains alertent sur le fait que le régime iranien instrumentalise les exécutions et une répression généralisée pour instiller la peur et prévenir toute nouvelle révolte nationale, à l’image des manifestations qui ont balayé l’Iran plus tôt cette année. De nombreux jeunes manifestants, étudiants et athlètes arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026 sont toujours emprisonnés, et le sort de milliers d’autres demeure inconnu.
Pour de nombreux participants, l’opposition aux exécutions est intrinsèquement liée à l’exigence plus large d’un changement démocratique. Leur slogan central demeure :
« Non aux exécutions — Non au Shah, non aux mollahs — Oui à une république démocratique. »
Rejet de toute forme de dictature
Les orateurs et les participants devraient souligner que le peuple iranien rejette aussi bien l’ancienne monarchie que le régime clérical actuel. Le mouvement à l’origine de ce rassemblement prône une république démocratique fondée sur des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes, les droits des minorités et l’abolition de la peine de mort.
Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui soutient cet événement, affirme que l’avenir de l’Iran doit être déterminé exclusivement par son peuple — et non par une intervention étrangère, la guerre ou une politique d’apaisement à l’égard du régime en place.
Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI pour la période de transition, a maintes fois mis en avant ce qu’elle qualifie de « troisième option » : ni la dictature, ni un changement imposé de l’extérieur, mais une transformation démocratique conduite par le peuple iranien et la résistance organisée à l’intérieur de l’Iran.
Soutien et solidarité internationaux
Des parlementaires, d’anciens hauts responsables, des défenseurs des droits humains et des personnalités politiques d’Europe et d’Amérique du Nord sont attendus à ce rassemblement en signe de solidarité avec le peuple iranien.
Les organisateurs estiment que la forte mobilisation à Paris reflétera le soutien international croissant en faveur d’une république démocratique en Iran, ainsi que du droit du peuple iranien de résister à la tyrannie et à la répression.
Alors que les préparatifs se poursuivent, des militants sur les réseaux sociaux appellent les sympathisants du monde entier à prendre part à ce qu’ils décrivent comme une marche historique pour l’avenir de l’Iran.
Le 20 juin, Paris devrait se faire la voix d’une nation qui aspire à la liberté, à la justice et à la fin des exécutions.

