Dans une déclaration commune, 29 personnalités politiques américaines ont apporté leur soutien à la formation d’un gouvernement intérimaire en Iran et ont annoncé leur appui au Plan en dix points de Maryam Rajavi, le qualifiant de cadre approprié pour une transition démocratique. Maryam Rajavi est la dirigeante du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d’opposition.
La déclaration, faisant référence à l’histoire de l’Iran, rappelle qu’en 1979, le peuple iranien a mis fin à une période de répression instaurée sous le régime de Mohammad Reza Pahlavi et de son appareil sécuritaire, la SAVAK. Cependant, les efforts des Iraniens pour accéder à la liberté et à la démocratie ont de nouveau échoué avec l’instauration d’un gouvernement religieux.
Les signataires soulignent qu’au cours des dernières décennies, le peuple iranien a été privé de ses droits fondamentaux et n’a pas pu jouir de libertés telles que la liberté d’expression, de religion et le droit à la sécurité. Selon eux, les structures sécuritaires et militaires au pouvoir ont contrôlé l’espace social par divers moyens, notamment la répression et les arrestations.
Une autre partie de la déclaration fait référence aux quatre libertés fondamentales proposées par Franklin D. Roosevelt pendant la Seconde Guerre mondiale : la liberté d’expression, la liberté de religion, le droit de vivre à l’abri du besoin et le droit de vivre à l’abri de la peur. Les auteurs ont souligné que ces principes doivent également être garantis comme droits universels pour le peuple iranien.
Announcement of a Provisional Government by the National Council of Resistance of Iran
Le groupe a également évoqué les manifestations qui ont eu lieu ces dernières années en Iran, affirmant qu’il existe une forte demande pour la fin du régime actuel et soulignant que le peuple iranien aspire plus que jamais à maîtriser son propre destin. Ils ont insisté sur la nécessité d’élaborer une nouvelle constitution fondée sur la souveraineté populaire, l’égalité devant la loi et la séparation de l’Église et de l’État.
Dans ce contexte, le Plan en dix points de Maryam Rajavi a été présenté comme une feuille de route pour l’avenir de l’Iran. Ce plan comprend des principes tels que l’établissement d’une république démocratique, la garantie des droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes, la séparation des pouvoirs, l’abolition des lois fondées sur la charia et la création d’un pays exempt d’armes de destruction massive.
La déclaration fait également état du soutien politique apporté à cette approche aux États-Unis et mentionne une proposition de loi à la Chambre des représentants américaine visant à soutenir la revendication du peuple iranien d’une république démocratique.
Elle évoque en outre l’annonce, le 28 février, de la formation d’un gouvernement intérimaire par le Conseil national de la Résistance iranienne, précisant que son objectif est de transférer la souveraineté au peuple et de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres.
Les signataires ont également souligné le rôle de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), la décrivant comme un mouvement qui s’est opposé à divers gouvernements iraniens au cours des dernières décennies et qui a payé un lourd tribut. Selon eux, malgré des pertes importantes, l’organisation est restée fidèle à l’objectif d’établir un système fondé sur le suffrage populaire.
En conclusion, ces personnalités politiques, se référant à des événements historiques tels que le coup d’État de 1953 contre le Premier ministre Mohammad Mossadegh et les événements de 1979, ont insisté sur le fait que le peuple iranien a été privé à maintes reprises de la démocratie. Ils estiment que, dans le contexte actuel, une nouvelle opportunité de changement s’offre à eux et que les pays occidentaux devraient soutenir le mouvement démocratique du peuple iranien.
La déclaration conclut en soulignant leur soutien indéfectible à la cause d’un Iran libre et démocratique.

