L’agence de presse officielle IRNA a rapporté, le dimanche 10 mai, que le régime iranien avait transmis à Washington sa réponse à la dernière proposition américaine — visant à parvenir à un accord et à mettre fin à la guerre — par l’intermédiaire du Pakistan, qui agit en tant que médiateur dans les négociations.
Sans fournir de détails sur le contenu de cette réponse, l’IRNA a indiqué que les négociations, au stade actuel, se concentraient sur la cessation de la guerre dans la région. Cette annonce intervient alors que des responsables américains avaient, ces derniers jours, averti à plusieurs reprises que si les pourparlers échouaient, ils envisageraient d’autres options.
c'est l'action quotidienne des @ResistanceUnits qui constitue la véritable menance pour le régime selon @Mahan13601981 https://t.co/6jDYxMh3As
— Behzad Naziri (@BehzadNaziri) May 10, 2026
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que Washington recevrait probablement la réponse de Téhéran d’ici la soirée même. S’adressant aux journalistes à la Maison-Blanche, il a averti que si aucune initiative positive ne provenait du régime iranien, l’Amérique pourrait de nouveau mettre en œuvre le « projet de liberté ».
M. Trump a également souligné la semaine dernière que les États-Unis ne permettraient pas au régime iranien d’acquérir une capacité nucléaire et qu’ils s’empareraient de l’uranium enrichi de l’Iran. Parallèlement, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exprimé l’espoir que la réponse de Téhéran ouvrirait la voie à des négociations sérieuses.
Entre-temps, des informations contradictoires ont émergé concernant le contenu de la proposition américaine. Les médias Axios et Reuters ont rapporté que Washington et Téhéran étaient proches d’un protocole d’accord d’une seule page visant à mettre fin à la guerre. Selon Reuters, cet accord ne mentionne ni l’arrêt complet des activités nucléaires du régime, ni la réouverture du détroit d’Ormuz.
Toutefois, le *Wall Street Journal* a rapporté que les États-Unis exigeaient le démantèlement des installations de Fordow, Natanz et Ispahan, l’arrêt des activités nucléaires souterraines ainsi qu’une suspension de vingt ans de l’enrichissement de l’uranium — des conditions susceptibles d’accentuer les désaccords entre les deux parties.
Les tensions se sont intensifiées à la suite d’une guerre qui a débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre les centres militaires et nucléaires du régime iranien. Après environ quarante jours de combats, les deux camps sont parvenus à un cessez-le-feu le 9 avril ; toutefois, les négociations n’ont, à ce jour, pas permis d’aboutir à un accord définitif.

