Les médias d’État ont signalé, le samedi 9 mai, une nouvelle vague de hausses de prix pour les biens essentiels et les produits de première nécessité ; une vague touchant le pain, le sucre, l’huile, le riz, le poulet et les œufs, intensifiant encore davantage la pression économique sur les ménages iraniens.
Le journal d’État *Etemad*, dans un reportage consacré à la hausse du prix du pain, a écrit que l’augmentation des coûts de production — allant des assurances et des salaires des travailleurs à l’énergie, la levure et les loyers — avait conduit à l’instauration de nouveaux tarifs pour le pain. Sur la base de ces nouveaux taux, le prix du pain *lavash* a atteint 20 000 rials, celui du pain *sangak* 80 000 rials, celui du pain *barbari* nature 165 000 rials, et ceux du pain *taftoon* et du pain local 350 000 rials.
Parallèlement, le prix du sucre a également augmenté. L’agence de presse d’État IRNA, citant le vice-ministre de l’Agriculture du régime iranien, a déclaré que la hausse des coûts de production au cours de la nouvelle année constituait la raison principale de ces augmentations tarifaires. Selon les nouveaux taux, le prix de chaque kilogramme de sucre en vrac à la sortie de l’usine a été fixé à 950 000 rials, tandis qu’un paquet de sucre de 900 grammes est affiché au prix de 1,25 million de rials.
À l’heure actuelle, le cours d’un dollar américain avoisine les 1,9 million de rials, tandis que le salaire mensuel minimum d’un travailleur s’élève à environ 127 dollars.
Dans le même temps, les statistiques publiées par le Centre statistique du régime indiquent une flambée sans précédent des prix des produits alimentaires. L’huile végétale solide, avec une augmentation de 375 % par rapport au mois d’avril de l’année précédente, détient désormais le record de l’inflation alimentaire, son prix étant passé d’environ 810 000 rials à plus de 3,85 millions de rials.
L’huile de cuisson liquide suit de près, avec une hausse de prix de plus de 308 %, le coût d’une bouteille de 900 millilitres étant passé d’environ 740 000 rials à plus de 3 millions de rials. Par ailleurs, le riz importé de première qualité — dont le prix a bondi de 209 % —, le poulet industriel (+191 %), la mayonnaise (+190 %) et les œufs industriels (+ de 170 %) figurent parmi les autres produits ayant subi une flambée massive des prix au cours de l’année écoulée ; une tendance qui continue, jour après jour, d’appauvrir les tables de millions de familles iraniennes.

