Le département du Trésor des États-Unis a imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de trois personnes, dix-sept entreprises et neuf pétroliers liés au régime iranien. Ces sanctions visent un réseau affilié à Mohammad Hossein Shamkhani, fils d’Ali Shamkhani, ancien conseiller principal assassiné du guide suprême Ali Khamenei, ainsi qu’une structure financière liée au Hezbollah au Liban.
Selon le département du Trésor américain, le réseau de Mohammad Hossein Shamkhani a utilisé des sociétés écrans aux Émirats arabes unis, en Inde et aux Îles Marshall pour contourner les sanctions et a généré des milliards de dollars de revenus grâce à la vente de pétrole et de gaz naturel liquéfié iraniens et russes. Le département a déclaré que Shamkhani supervise un empire pétrolier de plusieurs milliards de dollars servant les intérêts du régime iranien.
Dans le cadre de cette action, Seyed Badr al-Din Naeimai Mousavi, ressortissant iranien et facilitateur financier du Hezbollah au Liban, a également été sanctionné. Trois sociétés liées à un vaste réseau de vente de pétrole iranien contre de l’or vénézuélien ont également été inscrites sur la liste des sanctions. Selon le département du Trésor américain, ce réseau agissait en fin de compte au profit du Hezbollah au Liban et de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Nouvel avertissement de Washington : Les acheteurs de pétrole du régime iranien et les banques complices dans le collimateur de sanctions secondaires
Le secrétaire au Trésor américain a annoncé que Washington était prêt à appliquer des sanctions
secondaires contre les acheteurs de pétrole et les institutions financières collaborant avec le régime iranien afin d’intensifier la pression économique. De ce fait, toute banque impliquée dans le transfert de fonds du régime et toute entité continuant d’acheter du pétrole à ce gouvernement pourraient faire l’objet de sanctions américaines directes. Ce dernier avertissement intervient alors que la pression sur le réseau de vente et de transport de pétrole du régime iranien s’accroît simultanément.

