NetBlocks, l’organisation mondiale de surveillance de l’Internet, affirme que le réseau iranien, bien que reconnecté, reste soumis à un filtrage sévère.
NetBlocks a annoncé sur la plateforme de réseaux sociaux X qu’il y a exactement trois mois, jour pour jour, l’Iran avait coupé l’accès à l’Internet mondial.
🗓️ Three months ago today #Iran shut off access to the global internet. While connectivity has now largely returned, metrics indicate that users still face heavy filtering, similar to the interim period between the January protests and the start of the war. pic.twitter.com/3Hqw4IWZb5
— NetBlocks (@netblocks) May 28, 2026
« Il y a trois mois jour pour jour, l’#Iran a coupé l’accès à l’Internet mondial. Bien que la connectivité soit désormais largement rétablie, les indicateurs montrent que les utilisateurs sont toujours confrontés à un filtrage massif, similaire à celui observé durant la période intermédiaire entre les manifestations de janvier et le début de la guerre. »
L’organisation fait référence à la période qui a suivi les manifestations de janvier, moment où l’accès à Internet avait été brièvement rétabli.
Suite au rétablissement progressif de l’accès à l’Internet mondial en Iran, les données de Kentik indiquent que le trafic international — après des semaines de restrictions sévères — avait atteint, ce matin à 7 h 30, 53 % de ses niveaux d’avant les manifestations de janvier 2026.
Selon Kentik, cette tendance est assez similaire à celle observée lors du rétablissement partiel de l’Internet après les manifestations de décembre et janvier.
À cette époque, malgré un accès partiel à l’Internet mondial, la connexion était extrêmement instable et ponctuée de coupures intermittentes.
Il est encore difficile de déterminer si l’accès retrouvera son état antérieur ou s’il demeurera dans cette situation instable.
Ahmad Rastineh, porte-parole de la Commission culturelle du Parlement du régime iranien, réagissant aux décisions du président du régime, Masoud Pezeshkian, concernant l’examen de la situation de l’Internet, a déclaré que certaines des missions et responsabilités de ce groupe de travail empiétaient sur celles du Conseil suprême du cyberespace.
Il affirme que la décision du Tribunal administratif de justice, ordonnant la suspension des activités de ce groupe de travail, est, d’un point de vue juridique, « correcte et précise ».
Selon ce député, le rétablissement de l’accès à Internet est « contraire à la loi ».
Suite à la coupure d’Internet survenue au début de la guerre en Iran en février, Masoud Pezeshkian avait constitué un « Groupe de travail pour l’organisation et la gestion stratégique du cyberespace » afin d’examiner les modalités d’un retour à l’accès international à Internet.
La décision de ce groupe de travail concernant le rétablissement de l’Internet a suscité de vives réactions de la part de ses opposants. Par la suite, le Tribunal administratif a annoncé que, « suite à des plaintes sollicitant l’annulation du document instituant ce groupe de travail, la Chambre spécialisée pour l’industrie et le commerce, ayant reconnu l’urgence de la situation, a rendu une ordonnance suspendant l’application de la résolution jusqu’à ce qu’un examen définitif soit mené ».
En dépit de cette mesure, l’accès international à Internet a été rétabli pour les utilisateurs depuis deux jours, après une interruption de plus de 80 jours.

