Mercredi 12 août, l’Union européenne et 26 pays du monde entier ont publié une déclaration commune condamnant la vague d’exécutions de manifestants en Iran. Ils ont appelé le régime iranien à mettre fin immédiatement au recours à la peine de mort et à libérer les personnes détenues arbitrairement.
Selon Reuters, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en annonçant cette déclaration, a indiqué que les signataires avaient appelé les responsables du régime iranien à entendre les revendications de la population et à prendre des mesures concrètes pour garantir le respect des droits humains.
Le texte souligne l’urgence de suspendre les exécutions et de libérer les personnes détenues arbitrairement. Cette déclaration intervient dans un contexte d’inquiétude internationale croissante concernant le prononcé et l’exécution de peines capitales à l’encontre de personnes arrêtées lors des récentes manifestations en Iran.
L’Union européenne et trente-deux pays du monde, y compris le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Norvège et l’Albanie, ont fermement condamné, dans une déclaration commune, l’exécution des manifestants et le recours à la peine de mort en Iran.
Ils ont qualifié…
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) August 13, 2026
Des experts de l’ONU condamnent les condamnations à mort de 12 jeunes manifestants
Fin juillet, des experts de l’ONU avaient également condamné les peines de mort prononcées à l’encontre de 12 jeunes en lien avec les manifestations de janvier et avaient appelé à leur annulation immédiate.
Selon ces experts, les 12 individus ont été jugés et condamnés à mort lors d’une seule et même audience, soulevant des inquiétudes quant au respect des normes d’un procès équitable dans les affaires liées à ces manifestations.
Amnesty International : Au moins 26 manifestants ont été exécutés
Dans un rapport publié en juillet, Amnesty International a également indiqué que, depuis le début de l’année, le régime iranien a exécuté au moins 26 personnes accusées de diverses infractions en lien avec les manifestations de janvier.
L’organisation a souligné que certaines de ces condamnations avaient été prononcées par des tribunaux révolutionnaires, lesquels ont fait l’objet, dans ces affaires, d’allégations de torture, d’obtention d’aveux forcés et de violations graves des principes d’un procès équitable.
Union européenne : Nous nous opposons à la peine de mort en toutes circonstances
L’Union européenne a déjà condamné la hausse des exécutions en Iran et a souligné à maintes reprises son opposition à la peine de mort en toutes circonstances.
L’Union européenne considère la peine de mort comme incompatible avec le droit inaliénable à la vie et avec l’interdiction des traitements ou peines cruels et inhumains. La déclaration conjointe de l’Union européenne et de 26 pays du monde entier a été publiée alors que la pression internationale sur le régime iranien s’intensifie en raison de la répression des manifestants, des détentions arbitraires et du recours massif à la peine capitale dans des affaires liées aux manifestations.
Les pays signataires ont souligné qu’au lieu de poursuivre sa répression, le régime iranien doit entendre les revendications de la population et prendre des mesures concrètes et significatives pour respecter les droits humains et mettre fin aux exécutions.

