Mohammad Ali Dehghan Dehnavi, directeur de l’Organisation iranienne de promotion du commerce, a déclaré qu’au cours du premier semestre de cette année (du 21 mars au 21 septembre), le déficit du commerce extérieur hors pétrole de l’Iran a atteint 7 milliards de dollars. Ce chiffre est à comparer au record historique de 17 milliards de dollars de l’année dernière.
Le 13 octobre, Mohammad Ali Dehghan Dehnavi a annoncé qu’au cours des six premiers mois de l’année, les exportations totales hors pétrole de l’Iran se sont élevées à 25,8 milliards de dollars, tandis que les importations ont atteint 32,5 milliards de dollars.
La dernière fois que l’Iran a eu une balance commerciale non pétrolière positive, c’était en 2018. Le déficit commercial de l’Iran a tellement augmenté ces dernières années que depuis les premiers mois de l’administration d’Ebrahim Raisi, les douanes du régime ont inclus les exportations de pétrole dans leurs rapports pour masquer le déficit croissant du commerce extérieur.
Outre le déficit commercial, le dernier rapport de la Banque centrale montre que plus de 20 milliards de dollars de fuite de capitaux ont eu lieu au cours des neuf premiers mois de l’année dernière (à compter du 21 mars 2023), marquant un record historique. Depuis lors, le gouvernement a cessé de publier les données sur les comptes de capital et a récemment bloqué l’accès à ces données, rendant le site Web de la Banque centrale inaccessible depuis l’extérieur de l’Iran.
L’écart important entre les exportations et les importations non pétrolières de l’Iran (déséquilibre commercial) et la tactique du régime consistant à inclure le pétrole, l’électricité et les services d’ingénierie technique dans les rapports douaniers surviennent alors que les sociétés de suivi des pétroliers signalent que les exportations quotidiennes de pétrole de l’Iran au cours des deux derniers mois ont chuté de 400 000 barils par rapport aux mois précédents.
En outre, au cours des 10 premiers jours d’octobre, l’Iran a réduit ses expéditions de pétrole de 70 % à 600 000 barils par jour en raison des craintes de représailles israéliennes contre ses installations pétrolières.
Ainsi, les revenus pétroliers de l’Iran devraient diminuer considérablement au cours du second semestre de cette année (du 22 septembre 2024 au 20 mars 2025).
Selon les chiffres fournis par le directeur de l’Organisation iranienne de promotion du commerce, 79 % des importations et 75 % des exportations non pétrolières de l’Iran dépendent de seulement cinq pays, la Chine étant en tête de liste.
Les sociétés de suivi des pétroliers signalent également que 95 % des exportations pétrolières iraniennes dépendent du marché chinois, le reste étant destiné à la Syrie.

