Les médias ont rapporté la fermeture de la plus grande raffinerie de pétrole de Syrie suite à l’arrêt des exportations de pétrole iranien, soulignant que la majorité des importations de pétrole syriennes provenaient d’Iran.
Selon un rapport du Financial Times du jeudi 19 décembre, la raffinerie de Baniyas, située près du port de Baniyas en Syrie, a une capacité de production quotidienne de 130 000 barils de dérivés du pétrole et de carburant. 90 % de sa production provient d’Iran, et les exportations de pétrole iranien vers la Syrie ont cessé après la chute de Bachar al-Assad.
Ce rapport fait suite à des informations antérieures selon lesquelles, après la chute du gouvernement de Bachar al-Assad, un pétrolier iranien en route vers la Syrie a changé de cap à mi-chemin et est revenu.
Ce rapport a également été publié par la société d’analyse maritime Kepler, qui a indiqué que le pétrolier Lotus, qui transportait un million de barils de pétrole iranien, a changé de cap vers le sud de la mer Rouge avant d’entrer dans le canal de Suez le 8 décembre.
Selon Kepler, le pétrolier, battant pavillon du régime iranien, avait chargé le pétrole de l’île de Kharg dans le golfe Persique.
Des rapports indiquent que depuis le début de l’année civile en cours, le régime iranien a exporté près de 19 millions de barils de pétrole brut vers la Syrie au cours des 11 derniers mois.
Après cette suspension, Ibrahim Moslem, le directeur de la raffinerie de Baniyas, a déclaré au Financial Times : « Avant la chute de Bachar al-Assad, 90 % du pétrole importé par la Syrie provenait d’Iran. Les livraisons de pétrole iranien à la raffinerie de Baniyas ont cessé. »
Selon Ibrahim Moslem, des membres du nouveau gouvernement syrien l’ont informé qu’ils prévoyaient que les sanctions contre la Syrie seraient levées, ce qui permettrait au pays d’importer du pétrole d’autres sources que l’Iran.
Le site d’information russe RT a rapporté, citant les médias iraniens, que l’Iran exportait environ 60 000 barils de pétrole par jour vers la Syrie au prix de 50 dollars le baril, soit un milliard de dollars par an.
Selon les rapports, les exportations de pétrole de l’Iran vers la Syrie entre 2011 et 2024 ont totalisé 14 milliards de dollars.

