Dans le rapport 2024 de Transparency International, le régime iranien se classe parmi les plus bas dans l’« indice de perception de la corruption ».
Selon le rapport, l’Iran se classe 151e sur 180 pays en termes de corruption, avec un score de 23 points, soit un point de moins que l’année dernière, ce qui en fait l’un des pays les plus corrompus au monde.
Des pays comme la République démocratique du Congo, le Bangladesh, le Mozambique, l’Irak et le Pakistan ont obtenu de meilleurs résultats que la République islamique d’Iran en matière de corruption.
Transparency International classe 180 pays et régions du monde en fonction du « niveau perçu » de corruption du secteur public. Les scores vont de zéro (très corrompu) à cent (très propre).
Selon le rapport, le Danemark (90), la Finlande (88) et Singapour (84) sont en tête de liste et sont reconnus comme les pays les moins corrompus.
Le score de chaque pays est basé sur une combinaison d’au moins trois sources de données tirées de 13 évaluations différentes de la corruption. Ces sources sont compilées par des institutions réputées, dont la Banque mondiale et le Forum économique mondial.
Dans ce classement, le score le plus élevé possible est de 100, et le classement d’un pays est moins important que son score réel pour indiquer le niveau de corruption dans ce pays.
L’organisation considère la corruption comme un facteur majeur de sape de la démocratie, d’instabilité et de violation des droits de l’homme. Elle a appelé la communauté internationale à faire de la lutte contre la corruption une priorité absolue et à long terme.
Dans son rapport, l’organisation a décrit les perspectives des efforts de lutte contre la corruption dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) comme « sombres », notant qu’au cours des 12 dernières années, le score régional de l’indice de perception de la corruption (IPC) n’a augmenté que d’un point, atteignant 39 sur 100. Cela en fait l’une des moyennes régionales les plus basses au monde.
Selon le rapport, la stagnation des niveaux de corruption dans cette région est en grande partie due au contrôle absolu des dirigeants nationaux qui, tout en amassant des richesses, répriment toute opposition pour maintenir leur pouvoir et alimenter les conflits dans d’autres pays. Ces dirigeants entravent également les progrès sur les questions mondiales telles que la promotion de l’égalité des sexes.
Les Émirats arabes unis détiennent le score le plus élevé de la région avec 68 points, tandis que la Syrie a le score le plus bas avec 12 points. Parallèlement, Bahreïn a montré la plus grande amélioration depuis 2017, avec une augmentation de 17 points.

