Le samedi 8 mars, l’administration Trump n’a pas renouvelé une dérogation qui permettait à l’Irak de payer l’Iran pour l’électricité. Selon un porte-parole du département d’État américain, cette décision fait partie de la campagne de « pression maximale » du président Donald Trump contre Téhéran.
Selon Reuters, le porte-parole du département d’État a ajouté que la décision de ne pas renouveler la dérogation après son expiration garantit que « nous n’apportons aucun soulagement économique ou financier au [régime iranien] ».
Il a souligné que la campagne de Trump contre le régime iranien vise à mettre fin à sa menace nucléaire, à limiter son programme de missiles balistiques et à mettre fin à son soutien aux groupes terroristes.
L’une des premières actions de Trump à son retour à la présidence en janvier a été de rétablir la politique de pression maximale contre le régime iranien.
Le gouvernement américain a déclaré que son objectif était d’isoler le régime iranien de l’économie mondiale et d’éliminer ses revenus d’exportation de pétrole pour ralentir les progrès de Téhéran dans le développement d’armes nucléaires.
Washington a imposé de nombreuses sanctions à Téhéran en raison de son programme nucléaire et de son soutien aux organisations militantes, empêchant ainsi les pays qui commercent avec le régime iranien de faire des affaires avec les États-Unis.
Pression accrue sur Bagdad
Après avoir réimposé des sanctions énergétiques au régime iranien en 2018, Trump a accordé des dérogations à plusieurs pays, dont l’Irak, pour assurer l’approvisionnement énergétique des consommateurs. Cependant, son administration et celle de Joe Biden ont prolongé à plusieurs reprises ces dérogations tout en exhortant Bagdad à réduire sa dépendance à l’électricité du régime iranien.
Des sources proches du dossier ont déclaré à Reuters que les États-Unis ont utilisé le processus d’examen des dérogations comme un outil pour accroître la pression sur Bagdad afin de faciliter les exportations de pétrole brut de la région du Kurdistan irakien via la Turquie.
L’objectif de Washington est de stimuler l’offre mondiale et de contrôler les prix, ce qui lui permettra de poursuivre ses efforts pour freiner les exportations de pétrole iranien.
Le porte-parole du département d’État américain a souligné que la dépendance de l’Irak à l’égard de l’électricité iranienne n’était pas significative, affirmant qu’en 2023, les importations d’électricité en provenance d’Iran ne représentaient que 4 % de la consommation totale de l’Irak.

