Le gouvernement américain a sanctionné plus de 20 entreprises en Chine, en Turquie et aux Émirats arabes unis, dont plusieurs filiales d’un fabricant américain de semi-conducteurs, pour « soutien illégal » aux forces militaires du régime iranien et à ses groupes mandataires.
Le 8 octobre, le Département du Commerce des États-Unis a annoncé que deux filiales de l’entreprise américaine Arrow Electronics, basées en Chine et à Hong Kong, ont été ajoutées à la « Liste des entités » des organisations sanctionnées.
Cette décision a été prise en raison de leur rôle dans la facilitation de l’achat de technologies américaines pour les forces mandatées du régime iranien dans la région.
Selon le BIS, qui supervise les exportations américaines, 26 entreprises et trois nouvelles adresses ont été ajoutées à la liste des sanctions.
De retour à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a une fois de plus placé la stratégie de « pression maximale » au cœur de sa politique envers le régime iranien, en imposant d’importantes sanctions à Téhéran.
Cette approche vise à freiner les activités régionales de l’Iran, à entraver la progression de son programme nucléaire et à affaiblir ses milices mandataires.
Raison des nouvelles sanctions du Département du Commerce américain
Le Département du Commerce américain a déclaré que l’analyse des restes de drones abattus au Moyen-Orient depuis 2017, utilisés par les forces mandataires de Téhéran, a révélé que des composants électroniques de fabrication américaine, notamment des produits d’Arrow Electronics et de ses filiales, avaient été utilisés dans ces drones.
Selon le Département, ces composants ont été identifiés après l’examen des épaves de drones dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient.
Les États-Unis ont d’abord envisagé d’imposer des sanctions à Arrow Electronics en 2020.
À l’époque, on soupçonnait l’une des filiales asiatiques de l’entreprise d’avoir fourni certaines technologies à des entités militaires étrangères.
Cependant, Arrow a nié ces allégations à l’époque, affirmant que sa filiale n’était impliquée dans aucune activité militaire.
Parmi les entreprises visées par les nouvelles sanctions, cinq ont été ajoutées après l’analyse des débris de drones appartenant au Hamas.
Ces drones ont été interceptés et abattus par les systèmes de défense de l’armée israélienne lors de l’attaque meurtrière du 7 octobre.
Selon le département, des composants de fabrication américaine retrouvés dans les débris de drones du Hamas étaient parvenus au groupe par l’intermédiaire des entreprises sanctionnées.
Désormais, il est interdit aux entreprises américaines de vendre des biens ou des technologies à ces entités sanctionnées sans autorisation gouvernementale.

