Le département de la Justice américain a annoncé avoir déposé deux plaintes civiles devant un tribunal fédéral de Washington, D.C., en vue de la confiscation de plus de 15,3 millions de dollars d’actifs liés à un réseau illégal de vente de pétrole iranien. Ce réseau est attribué à Mohammad-Hossein Shamkhani, fils d’Ali Shamkhani, ancien haut responsable du régime iranien et ancien secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.
Selon les autorités américaines, le réseau utilisait des sociétés écrans, des intermédiaires et une flotte de navires pour vendre du pétrole iranien tout en dissimulant son origine afin de contourner les sanctions américaines.
D’après le département de la Justice, cette structure complexe a permis à des agents du régime de blanchir des milliards de dollars provenant de la vente mondiale de pétrole iranien et russe via différents systèmes financiers – des revenus provenant en grande partie des ressources et de la richesse nationales de l’Iran.
Les autorités américaines affirment qu’une part importante des acheteurs de pétrole impliqués dans ce réseau sont situés en Chine et que les transactions ont été menées de manière à dissimuler l’origine du pétrole et à transférer les fonds.
Le ministère de la Justice américain a déclaré que cette action visait à empêcher le détournement du système financier américain pour financer le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les réseaux qui lui sont affiliés.
La procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a déclaré que, sous la présidence de Donald Trump, la tolérance zéro serait de mise envers les individus qui utilisent le système financier américain pour soutenir les ennemis du pays.
Elle a ajouté que les accusés dans cette affaire ont contribué au financement du CGRI en violant les sanctions et en transférant des millions de dollars, et qu’ils devront désormais faire face à de lourdes conséquences juridiques.

