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La prisonnière politique Maryam Akbari Monfared libérée après 17 ans de détention

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Maryam Akbari Monfared, prisonnière politique, a été libérée après avoir purgé 17 ans de prison, alors que, selon la loi iranienne, elle aurait dû être libérée il y a trois ans.

Arrêtée lors des manifestations de janvier 2010 à Téhéran, elle avait été condamnée à 15 ans de prison pour des chefs d’accusation incluant « atteinte à la sécurité nationale », « propagande contre le régime » et « inimitié envers Dieu par appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ». Mme Akbari Monfared est mère de trois enfants.

En janvier 2024, après avoir purgé 13 ans de sa peine, une nouvelle procédure a été engagée contre elle. Elle a été inculpée de « propagande contre le régime », de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », de « diffusion de fausses informations » et d’« insulte au Guide suprême ». Suite à cette affaire, sa peine a été alourdie de trois ans et elle a également été condamnée à l’exil intérieur et à la confiscation de ses biens.

Durant son incarcération, Maryam Akbari Monfared a été détenue dans les prisons d’Evin, de Semnan et de Qarchak, et n’a bénéficié d’aucune permission de sortie pendant 17 ans.

Sa quête de justice concernant le massacre de prisonniers politiques dans les années 1980, dont des membres de sa propre famille, a été l’une des principales raisons des pressions judiciaires exercées sur elle. Alireza et Gholamreza Akbari Monfared ont été exécutés en 1981 et 1985, et sa sœur Roghiyeh et un autre frère, Abdolreza, ont été exécutés durant l’été 1988 lors du massacre de prisonniers politiques de l’OMPI.

Poursuites répétées contre Maryam Akbari

En janvier 2024, les autorités judiciaires ont ouvert une nouvelle enquête à son encontre. Dans cette affaire, des accusations de rassemblement et de collusion contre la sécurité nationale, de diffusion de fausses informations et d’insulte au Guide suprême ont été portées contre elle. Ces accusations ont entraîné l’ajout de trois années à sa peine. La libération de Maryam Akbari dans ces circonstances a soulevé des questions quant aux contradictions dans l’application des décisions de justice.

Durant toute sa détention, elle a été incarcérée dans différentes prisons, notamment à Evin, Semnan et Qarchak. Elle n’a bénéficié d’aucune permission de sortie. Cette situation a été maintes fois dénoncée par les organisations de défense des droits humains. Sa longue séparation d’avec ses enfants constitue également un aspect majeur de cette affaire. Sa libération après toutes ces années marque la fin de l’une des plus longues peines de prison pour une femme prisonnière politique qui a fait preuve d’une détermination sans faille jusqu’au bout.

La famille de Maryam Akbari Monfared a également subi une répression sévère au cours des dernières décennies. Plusieurs de ses membres ont été exécutés. Ce facteur a également été pris en compte dans le traitement de son cas. Les autorités judiciaires avaient cité des liens présumés avec l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) comme l’une des principales accusations.

Conditions de détention et réactions à sa libération
L’incarcération de Maryam Akbari Monfared a été marquée par de nombreux témoignages de pressions physiques et psychologiques. Transferts répétés entre prisons, restrictions de communication et privation des droits fondamentaux figurent parmi les problèmes signalés. Sa libération, après de telles conditions, a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

La prisonnière politique Maryam Akbari Monfared libérée après 17 ans de détentionCertains internautes ont salué sa libération comme le fruit d’années de ténacité et de résistance. D’autres, en revanche, ont pointé du doigt la lenteur de l’application de la loi. La libération de cette femme courageuse a relancé le débat sur les conditions de détention des autres prisonniers politiques.

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