Le pont B-1 de Karaj devait détenir le record du plus haut pont du Moyen-Orient ; un projet colossal et complexe dont la construction a duré des années et a coûté des dizaines de billions de rials. Long de 1 050 mètres et haut de 136 mètres, le pont avait été construit dans la ville de Karaj, dans la province d’Alborz, et était censé réduire considérablement les embouteillages dans la région.
Le 2 avril, le pont B-1 a été la cible de deux frappes aériennes, et des parties de la structure se sont effondrées. Sa mise en service était prévue dans les mois suivants.
Selon les informations recueillies, au moment de l’attaque, de nombreuses personnes se trouvaient dans les espaces verts situés sous et autour du pont surélevé, célébrant Sizdah Bedar, la traditionnelle Journée de la Nature en Iran.
Le vice-gouverneur de la province d’Alborz a déclaré que l’attaque avait fait 8 morts et 95 blessés. Ghodratollah Seif a déclaré que les victimes étaient des voyageurs de passage et des personnes présentes dans la région à l’occasion de la Journée de la Nature.
Réactions des pays impliqués dans la guerre suite à l’attaque
Quelques heures après l’effondrement partiel du pont B-1 à Karaj, le président américain Donald Trump a publié des images de l’attaque sur Truth Social et a écrit : « Le plus grand pont d’Iran s’est effondré et ne sera plus jamais utilisé. D’autres effondrements sont à prévoir !»
M. Trump a également réaffirmé hier soir, dans son discours, qu’il intensifierait les attaques contre l’Iran au cours des deux à trois prochaines semaines et ciblerait les infrastructures du pays.
Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a déclaré en réaction à l’attaque que cibler les infrastructures civiles ne contraindrait pas l’Iran à capituler.
Le vice-ministre des Routes et du Développement urbain du régime iranien a également annoncé que la reconstruction du pont B-1 débuterait prochainement. Houshang Bazvand a indiqué que l’étendue des dégâts n’avait pas encore été évaluée, mais que les opérations de reconstruction commenceraient dans les prochains jours.
Réactions des utilisateurs des réseaux sociaux
Après le bombardement du pont B-1, des coupures de courant ont été signalées sur la route Chalus et dans certains quartiers de Karaj.
Les réactions des utilisateurs des réseaux sociaux face à la destruction partielle du pont B-1 suite aux attaques sont mitigées. Le bombardement a suscité des émotions diverses et a relancé le débat sur l’opportunité d’une guerre.
Certains ont condamné la destruction des infrastructures du pays et estiment que leur reconstruction pourrait prendre des années, tandis que leur destruction affecte directement la vie des citoyens. Ils s’inquiètent de la menace de Trump de renvoyer l’Iran à l’âge de pierre et affirment que la reconstruction des infrastructures du pays – compte tenu notamment de la situation économique critique – serait extrêmement difficile, même en cas de changement de régime.
D’autres craignent que si le régime iranien se maintient après la guerre et que les infrastructures restent détruites, la situation ne s’aggrave encore davantage qu’avant les manifestations et le conflit.
Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dirigé par Maryam Rajavi, souligne depuis vingt ans que la solution pour l’Iran ne réside ni dans l’apaisement ni dans la guerre contre ce régime, mais bien dans la reconnaissance de la résistance légitime du peuple iranien.
Le régime iranien ne sera pas renversé par des bombardements aériens, et la seule solution pour le Moyen-Orient est de soutenir le peuple iranien et d’armer l’opposition à ce régime.

