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La Coalition de l’opposition en exil dénonce la complicité de l’Iran dans le carnage syrien

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La Coalition de l'opposition en exil dénonce la complicité de l’Iran dans le carnage syrien

L’ONU s’est déclarée « horrifiée » par les raids du régime qui ont fait près de cent morts sur un marché près de la capitale syrienne, tandis que le Conseil de sécurité a soutenu lundi un nouveau plan pour la paix en Syrie, adopté pour la première fois en deux ans par la Russie et ses 14 autres membres.

Le carnage qui s’est produit dimanche à Douma, fief rebelle dans la région de la Ghouta orientale, a été aussi vivement condamné par les Etats-Unis et l’Union européenne. La série de frappes menées par les avions du régime du président Bachar al-Assad a visé un marché très fréquenté de la ville de Douma située à 13 km au nord-est de Damas et tenue par les insurgés depuis près de trois ans.

« Le bilan est monté à 96 morts », en grande majorité des civils, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Au moins 240 personnes ont également été blessées d’après cette ONG qui dispose d’un large réseau de sources à travers la Syrie.

« C’est de la barbarie primaire, une haine contre l’Homme », a affirmé de son côté le chef de la Coalition de l’opposition en exil, Khaled Khoja, dénonçant indirectement la complicité des alliés du régime Assad, notamment la Russie et l’Iran.

« Ceux qui arment ce régime et empêchent le Conseil de sécurité de le tenir pour responsable sont complices dans ce crime », a-t-il ajouté en référence à Moscou qui a opposé son veto à plusieurs reprises à une résolution de l’ONU condamnant le pouvoir de Damas.

Lundi, les avions du régime ont encore frappé à quatre reprises la ville meurtrie. Selon un photographe de l’AFP sur place, les habitants tentent d’enterrer leurs morts dans le cimetière mais certains n’y arrivent pas car le lieu a été la cible de raids dimanche et lundi.

Les Etats-Unis ont condamné « avec la plus grande force » les raids « brutaux » du régime, indiquant dans un communiqué que Washington « travaillait avec ses partenaires pour une véritable transition politique négociée, en dehors (du président syrien Bachar al) Assad ».

Et l’Union européenne a affirmé que « les responsables des graves violations des droits de l’Homme et du meurtre de milliers de civils doivent rendre des comptes ».

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