Le piratage de la campagne électorale de Donald Trump, candidat républicain à l’élection présidentielle américaine de novembre 2024, par le régime iranien s’est poursuivi au cours des dix derniers jours et pourrait encore se poursuivre.
Selon les médias américains, le journaliste et rédacteur de bulletins d’information politique Judd Legum l’a révélé mardi, citant un ensemble de documents « spéciaux et confidentiels » qui lui ont été envoyés par courrier électronique par une personne nommée « Robert ».
Dans son bulletin d’information, Legum a écrit que le 18 septembre, il avait reçu un ensemble de documents d’un expéditeur anonyme nommé « Robert », qui comprenaient des fichiers internes et des courriels de la campagne de Trump.
L’un de ces documents, daté du 15 septembre, indique que les efforts des pirates ont continué même après que la campagne de Trump et divers médias en ont parlé.
Legum a écrit que Robert avait refusé de s’identifier mais avait indiqué qu’il était le même « Robert » qui avait fourni des documents volés à la campagne de Trump en juillet et août à des médias comme Politico, The New York Times et The Washington Post.
Robert a envoyé à Legum 271 pages de documents sur J.D. Vance, colistier et candidat à la vice-présidence de Trump, ainsi que d’autres documents similaires « spéciaux et confidentiels » concernant deux autres candidats potentiels à ce poste : Marco Rubio et Doug Burgum.
Le journaliste a vérifié auprès du rédacteur en chef du New York Times l’authenticité d’une des lettres de l’avocat de Trump, datée du 15 septembre, qui n’avait été publiée nulle part mais qui lui avait été envoyée par Robert. Il en a conclu que la ou les personnes s’identifiant comme Robert avaient volé les communications électroniques d’individus liés à la campagne de Trump.
Un porte-parole de la campagne de Donald Trump a simplement répondu en disant que le « régime terroriste en Iran » craint « la force et la détermination de Trump ».
Le 9 août, Microsoft a publié un rapport révélant des preuves selon lesquelles des pirates informatiques du régime iranien avaient tenté de pirater le compte de messagerie d’un « haut responsable » des campagnes électorales américaines en juin.
Le 10 août, l’équipe de campagne de Donald Trump a révélé qu’elle avait été piratée, affirmant que des agents du régime iranien avaient volé et diffusé des documents internes sensibles.
Les agences de renseignement américaines ont confirmé que le gouvernement iranien avait tenté de pirater les campagnes électorales de Trump et de Joe Biden avant que Biden ne se retire de la course.
Le ministère américain de la Justice a annoncé le 13 septembre qu’il se préparait à porter plainte contre le piratage de la campagne de Donald Trump par le gouvernement iranien.
Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis a souligné que l’administration Biden condamne fermement tout gouvernement ou entité étrangère qui tente d’interférer dans notre processus électoral ou cherche à saper la confiance dans nos institutions démocratiques.

