Aux premières heures du mercredi 7 août, 29 prisonniers, dont sept prisonniers sunnites et trois ressortissants afghans, ont été exécutés dans la prison de Ghezel Hesar à Karaj. Les militants des droits de l’homme expriment leur inquiétude face à l’augmentation des exécutions en Iran.
Un jour seulement après l’exécution du prisonnier politique Reza Rasaei, et alors que son exécution suscite de nombreuses critiques et réactions, des rapports indiquent que les responsables du régime iranien ont exécuté 29 prisonniers dans la prison de Ghezel Hesar près de Téhéran, le mercredi 7 août.
Le rapport ajoute que sept prisonniers ont été exécutés pour des délits liés à la drogue, quatre pour meurtre, trois ressortissants afghans et un autre prisonnier pour des charges non précisées.
L’un d’eux a été exécuté sans avoir rencontré une dernière fois sa famille. Lui et six autres prisonniers, dont deux femmes, ont été transférés en isolement pour être exécutés. Aujourd’hui, à l’aube, les exécutions ont eu lieu sans la visite de leurs familles, avec seulement un appel téléphonique pour dire au revoir, et les corps de la plupart d’entre eux ont été remis à leurs familles.
Jusqu’à présent, les responsables et les médias iraniens n’ont pas fait état de ces exécutions, car les autorités n’annoncent pas officiellement chaque cas de peine capitale appliqué.
Les militants des droits de l’homme estiment que les responsables du régime iranien ont considérablement augmenté le recours à la peine de mort, car les statistiques publiées indiquent une augmentation des exécutions dans le pays.
Mardi 6 août à midi, coïncidant avec la grève de la faim des prisonniers de la 28e campagne « Mardi non aux exécutions », les prisonnières politiques du quartier des femmes de la prison d’Evin ont protesté contre l’exécution de Reza Rasaei à Kermanshah en scandant « Mort au dictateur » et « Mort au régime bourreau ». Les gardiens de prison ont attaqué et battu les prisonniers protestataires, en blessant plusieurs qui ont ensuite été transférés à l’infirmerie de la prison.
Record de Khamenei en matière de crimes et de tueries : au moins 29 exécutions ce 7 août
Appel à une action urgente des Nations Unies et de l'Union européenne pour sauver les condamnés à mort, renvoyer le dossier des violations des droits humains en #Iran devant le Conseil de… pic.twitter.com/AIlhth9Vwk— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) August 7, 2024
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a exprimé sa sympathie aux familles endeuillées et a déclaré que les fondements de ce régime sont la torture, les exécutions, les massacres et le génocide, qui font couler le sang sans interruption depuis 45 ans. Elle a déclaré que la machine de répression et de meurtre ne s’arrête pas un instant pour bloquer la colère du peuple et les soulèvements populaires, mais ces effusions de sang rendent le peuple et la jeunesse rebelles encore plus déterminés à renverser le régime.

