Des informations provenant de plusieurs médias locaux de la province de Gilan, en Iran, font état de la mort d’un jeune homme des suites de « tortures et de coups » au commissariat de Langarud.
Selon l’agence de presse officielle Borna, dans un communiqué du parquet public et révolutionnaire de Lahijan publié le mercredi 28 août, l’identité du jeune homme n’a pas été révélée. Cependant, les médias locaux de la province de Gilan l’ont identifié comme « Mohammad Mir-Mousavi ».
Cette déclaration a été publiée après que plusieurs médias locaux de Gilan ont publié des images du corps ensanglanté d’un jeune homme en train d’être lavé à la morgue, signalant que des signes de « tortures et de coups » graves étaient évidents sur son corps.
Après la diffusion de cette vidéo choquante, l’identité du jeune homme a été confirmée comme étant « Mohammad Mir-Mousavi », âgé de 36 ans.
Selon certaines informations, il aurait été arrêté par les forces spéciales de la police du comté lors d’une altercation locale et serait décédé après avoir été « sévèrement battu » au commissariat de Langarud.
Les informations indiquent que le jeune homme est décédé le jour de son arrestation, mais compte tenu des marques d’autopsie sur sa poitrine et son abdomen visibles dans la vidéo, on ne sait pas exactement quand son corps a été remis à sa famille.
Sa cérémonie d’enterrement a eu lieu le 27 août.
La mort de ce jeune homme survient à la veille de l’anniversaire de la mort de Mahsa Zhina Amini alors qu’elle était en détention dans la police des mœurs en 2022, ce qui a déclenché de vastes manifestations à travers l’Iran.
Ce n’est pas la première fois que des informations font état de la mort de prisonniers et de détenus dans les prisons et les centres de détention iraniens.
La mort de ce jeune homme a été comparée sur les réseaux sociaux à celle de Sattar Beheshti, un travailleur et blogueur tué lors d’un interrogatoire après avoir été arrêté par la police cybernétique (FATA).
Amnesty International avait déjà signalé qu’entre janvier 2010 et le 15 septembre 2021, au moins 72 décès avaient eu lieu dans 42 prisons et centres de détention de plusieurs villes d’Iran.
Selon ce rapport, dans 46 de ces décès, la torture ou d’autres violences physiques commises par des agents pénitentiaires et des autorités en étaient la cause principale.

