La campagne « Non aux exécutions les mardis » a publié une déclaration au cours de sa 49e semaine de grève de la faim dans 28 prisons à travers l’Iran. La déclaration affirme que malgré les protestations croissantes de la population et des militants contre les exécutions, le régime n’a pas reculé dans ses actions mais a intensifié sa répression. Le pouvoir judiciaire a récemment autorisé l’amputation (des mains et des pieds) d’individus accusés de vol et de « moharebeh » (inimitié contre Dieu) dans une tentative de normaliser ses pratiques brutales. Beaucoup de ces suspects de vol sont victimes de corruption systémique, de discrimination de classe et de détournements de fonds massifs par les dirigeants et leurs associés.
Le régime misogyne a également condamné plusieurs femmes de la prison de Qarchak à la lapidation pour relations illicites. Même dans le scénario le plus optimiste, ces peines peuvent être converties en exécution. Le communiqué souligne que le silence face à de telles atrocités équivaut à une complicité d’injustice et appelle à la résistance contre cette barbarie.
Du 21 au 30 décembre, au moins 41 personnes ont été exécutées, dont 23 en seulement trois jours dans différentes prisons. De nombreux condamnés à mort ont été transférés en isolement en prévision de leur exécution. Parmi eux figure le prisonnier politique Mojahed Mojtaba Korkor, emprisonné depuis plus de deux ans. Sa condamnation à mort, précédemment annulée, a été rétablie, mettant sa vie en grave danger.
En outre, le régime a intensifié la pression sur les avocats indépendants qui prennent en charge les affaires impliquant des prisonniers politiques et des condamnés à mort, les menaçant d’arrestation. Ces actions, qui se sont intensifiées ces dernières années, ont conduit à l’emprisonnement de plusieurs avocats uniquement pour avoir défendu leurs clients. Le communiqué souligne l’importance de soutenir ces avocats honorables et libres d’esprit.
En conclusion, la déclaration condamne ces actions répressives et appelle tous les Iraniens et les militants des droits de l’homme à se joindre à la campagne. Elle exhorte les citoyens à agir avec unité et solidarité pour mettre un terme aux condamnations à mort et faire de l’Iran un pays sans violence ni exécutions.

