Per Clausen, membre du Parlement européen issu du parti danois Alliance rouge-verte, a annoncé qu’il avait accepté de parrainer politiquement deux prisonniers politiques dans le couloir de la mort en Iran, Mehdi Hasani et Behrouz Ehsani-Eslamloo.
Le lundi 3 mars, Clausen a écrit sur X (anciennement Twitter), soulignant l’exécution par le gouvernement iranien d’environ 1 000 personnes chaque année : « Aujourd’hui, j’ai décidé, en tant que membre du Parlement européen, de parrainer politiquement ces deux prisonniers qui risquent d’être exécutés de manière imminente. »
Det iranske præstestyre henretter omkring 1000 mennesker om året. Mennesker som ofte kun har gjort sig skyld i at yde modstand mod dette regimes undertrykkelse af sin egen befolkning. Det har jeg ofte protesteret imod.
I dag har jeg så besluttet at oprette et politisk faderskab… pic.twitter.com/2D6eHlMNdf
— Per Clausen (@PerClausen3) March 3, 2025
Plus tôt, la 39e chambre de la Cour suprême iranienne avait annoncé qu’elle avait rejeté la demande d’appel pour un nouveau procès de Behrouz Ehsani-Eslamloo et Mehdi Hasani.
Hasani et Ehsani ont été condamnés à mort pour « rébellion (Baghi), guerre contre Dieu (Moharebeh), corruption sur terre (Efsad fil-Arz) », ainsi que « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) » (le principal groupe d’opposition au régime), « collecte d’informations classifiées » et « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ».
Selon Amnesty International, au moins 853 personnes ont été exécutées en Iran en 2023, soit une augmentation de 48 % par rapport à l’année précédente. La vague d’exécutions s’est poursuivie en 2024, avec au moins 1 000 exécutions, dont des manifestants et des militants civils, à l’issue de procès inéquitables devant les tribunaux révolutionnaires iraniens.
Les militants des droits humains ont averti que l’exécution de Behrouz Ehsani et Mehdi Hasani pourrait marquer le début d’une nouvelle vague d’exécutions.
Les organisations de défense des droits humains continuent d’appeler à une pression internationale pour que cesse l’application des peines de mort en Iran.
Amnesty International a souligné que la peine de mort constituait une violation flagrante du droit à la vie et a appelé à son abolition immédiate en Iran.
Outre Mehdi Hasani et Behrouz Ehsani-Eslamloo, plusieurs autres prisonniers politiques, dont Pakhshan Azizi et Varisheh Moradi, risquent également d’être exécutés.

