Au cours de la 64e semaine de la campagne « Mardis contre les exécutions », des détenues des prisons de Zahedan et d’Ezbaram à Lahijan ont également rejoint ce mouvement de protestation. Ce mouvement porte ainsi le nombre de prisons participant à la campagne à 40.
La grève de la faim des prisonniers politiques se poursuit, tandis qu’une nouvelle vague d’exécutions en Iran a exacerbé les inquiétudes en matière de droits humains. Rien que les 8 et 9 avril, 29 prisonniers ont été exécutés à travers le pays. Parmi eux figuraient cinq prisonniers politiques et idéologiques et un détenu baloutche de 22 ans. Par ailleurs, un mineur délinquant a été pendu à la prison de Gonbad-e Kavus.
Les militants des droits humains ont alerté sur l’ampleur de cette répression brutale et ont appelé les organismes internationaux à ne pas rester silencieux face aux violations systématiques des droits humains en Iran.
Voici le communiqué complet de la campagne de cette semaine :
Avec l’adhésion des quartiers pour femmes des prisons de Zahedan et d’Ezbaram à Lahijan à la campagne « Non aux mardis des exécutions », le mouvement s’est étendu à 40 prisons pour sa 64e semaine.
Le régime paralysé, désormais empêtré dans un dédale de crises nationales et internationales, a intensifié les exécutions pour empêcher les soulèvements populaires, comme à son habitude. Rien que les 8 et 9 avril, il a exécuté respectivement 11 et 18 prisonniers.
Par ailleurs, le matin du lundi 14 avril, un prisonnier baloutche de 22 ans, nommé « Ali Dehmani », a été exécuté à la prison centrale de Zahedan. Il avait été arrêté en novembre 2022 lors des manifestations nationales qui ont suivi le massacre brutal de près de 100 personnes lors des événements du « Vendredi sanglant » à Zahedan et Khash. Accusé d’avoir tué quatre agents du régime dans la ville de Bampur, il a été exécuté sans avoir bénéficié d’un procès équitable.
De plus, un mineur nommé « Behzad », mineur au moment des faits, a été pendu à la prison de Gonbad-e Kavus.
Du 8 au 14 avril, au moins 18 prisonniers baloutches ont été exécutés. Les violations massives et persistantes des droits humains en Iran constituent un avertissement sérieux à la société, aux défenseurs des droits humains et aux organisations internationales : toute inaction ou négligence envers ce régime oppressif coûtera la vie à davantage de personnes opprimées et de prisonniers.
La campagne « Mardis non aux exécutions », qui s’est désormais étendue à 40 prisons avec la participation de détenues des prisons de Zahedan et d’Ezbaram, continue de résister de toutes ses forces à la peine de mort inhumaine. Elle appelle toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme et les organisations
politiques à être la voix du peuple et des prisonniers en Iran, alors que des dizaines de prisonniers politiques et idéologiques, ainsi que des milliers de personnes condamnées pour des crimes ordinaires, restent sous le coup de la condamnation à mort et sont privés même des droits les plus fondamentaux à un procès équitable.

