Les autorités du régime iranien ont coupé l’accès téléphonique à cinq prisonniers politiques condamnés à mort ; la pression s’intensifie pour les transférer de force à la prison de Ghezel Hesar.
Cinq prisonniers politiques condamnés à mort à la prison d’Evin – Akbar Daneshvarkar, Seyed Mohammad Taghavi Sang-dehi, Babak Alipour, Pouya Ghobadi Bistonī et Vahid Bani-Amerian – sont privés du droit de communiquer par téléphone avec leurs familles depuis le dimanche 20 avril 2025.
Une source proche des familles a déclaré à HRANA (Agence de presse des militants des droits de l’homme) que les autorités pénitentiaires ont bloqué les téléphones et les cartes bancaires de ces détenus. Selon cette source, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne de pression plus large visant à les transférer de force à la prison de Ghezel Hesar à Karaj.
Le 16 avril, une tentative de transfert de ces prisonniers avait été contrecarrée en raison de leur résistance et de celle d’autres détenus.
Ces cinq prisonniers, ainsi qu’Abolhassan Montazer, ont été condamnés à mort en novembre 2024 par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « baghi » (rébellion armée) en raison de leur appartenance à des groupes d’opposition. D’autres chefs d’accusation, tels que « collusion et rassemblement », « destruction de biens », « création d’un groupe illégal » et « franchissement illégal de frontière », ont donné lieu à des peines de prison et d’exil. Leur principal chef d’accusation est leur appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), le plus grand groupe d’opposition iranien.
Ces prisonniers, dont certains avaient déjà été arrêtés et condamnés dans les années 2000 et ces dernières années, ont été arrêtés par des agents des services de renseignement entre l’automne 2023 et le printemps 2024 à Téhéran et à Chaldoran, puis transférés à la prison d’Evin.

