Entre le 21 mars et le 20 avril, le nombre d’exécutions en Iran a été quatre fois supérieur à celui de la même période l’an dernier, et celui entre le 19 février et le 20 mars a été multiplié par six par rapport à l’année précédente.
Entre le 21 mars et le 20 avril, le régime iranien a exécuté au moins 83 prisonniers, dont six prisonniers politiques et cinq femmes. Au moins deux des victimes avaient moins de 18 ans au moment des faits présumés.
Mardi 15 avril, la justice iranienne a pendu cinq prisonniers : Gholamali Masha’allahi à Arak ; Sohrab Heidari, Cheraghali Ghasemi et Feyzollah Karami à Qom ; et Marziyeh Esmaeili à Qazvin. Jeudi 17 avril, Ahmad Yavari a été exécuté à Gorgan. Le dimanche 20 avril, Javad Goodarzi a été pendu à Doroud, et Sa’dollah Gorgij, citoyen baloutche de 29 ans, a été exécuté à Zahedan.
Depuis l’accession de Masoud Pezeshkian à la présidence du régime iranien le 22 juillet 2024, au moins 1 051 prisonniers ont été exécutés.
Les années précédentes, le nombre d’exécutions en mars et avril avait diminué en raison des fêtes de Norouz et du chevauchement avec le Ramadan. Cependant, cette année, le nombre d’exécutions entre le 21 mars et le 20 avril a atteint 83, soit quatre fois plus qu’à la même période en 2024 (23 exécutions) et 21 fois plus qu’en 2023 (quatre exécutions). Entre le 19 février et le 20 mars, le nombre d’exécutions a atteint 124, soit près de six fois plus qu’à la même période l’année dernière (21 exécutions).
Ce niveau de brutalité et de violence reflète l’impasse mortelle dans laquelle se trouve le fascisme religieux au pouvoir en Iran. Ali Khamenei, le guide suprême du régime, tente désespérément d’empêcher un soulèvement populaire et le renversement du régime par des exécutions et des meurtres.

