Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a signalé qu’au moins 841 personnes ont été exécutées en Iran cette année. Selon ce rapport, rien qu’au cours du mois dernier, 110 personnes ont été exécutées en Iran, soit le double du nombre enregistré au même mois l’année dernière.
Le vendredi 29 août, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié une déclaration mettant en garde contre la hausse sans précédent des exécutions en Iran, affirmant que les responsables du régime iranien continuent de recourir largement à la peine de mort malgré les appels répétés de la communauté internationale à y mettre fin.
Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déclaré que depuis le début de l’année jusqu’au 28 août, au moins 841 personnes ont été exécutées en Iran, des chiffres qui démontrent le mépris du régime iranien pour ses obligations internationales.
Selon elle, rien qu’en juillet, 110 personnes ont été exécutées en Iran, soit plus du double de la même période l’année dernière, confirmant la tendance à la hausse continue des exécutions au premier semestre 2025.
Elle a averti qu’en raison du manque de transparence, le nombre réel pourrait être encore plus élevé.
Le 23 août, le site web de défense des droits humains HRANA, dans son dernier rapport mensuel sur les violations des droits humains en Iran, indiquait qu’en juillet de cette année, au moins 160 personnes avaient été pendues dans les prisons du pays.
L’exécution comme outil d’intimidation
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a souligné que ces chiffres démontrent le recours systématique à la peine de mort par le régime iranien comme moyen d’instiller la peur et l’intimidation, ciblant de manière disproportionnée les minorités ethniques et les migrants.
Le Haut-Commissariat a également signalé au moins sept exécutions publiques en Iran, soulignant qu’il s’agissait d’une nouvelle atteinte à la dignité humaine et qu’elles avaient de graves conséquences psychologiques, en particulier sur les enfants.
Selon le rapport, 11 personnes condamnées à mort pour des motifs politiques sont actuellement en attente d’exécution, dont six accusées de « rébellion » pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) » et cinq autres en lien avec le soulèvement national de 2022.
Par ailleurs, le 16 août, la Cour suprême iranienne a confirmé la condamnation à mort de Sharifeh Mohammadi, militante des droits des travailleurs.
Selon des organisations de défense des droits humains, environ 70 prisonniers en Iran risquent actuellement de voir leur condamnation à mort confirmée ou exécutée pour des motifs politiques ou liés à la sécurité.
Appel à l’arrêt immédiat des exécutions
Le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme a souligné que la peine de mort est incompatible avec le droit à la vie et à la dignité humaine, avertissant qu’elle comporte toujours le risque d’exécuter des innocents et ne devrait jamais être appliquée à des actes protégés par le droit international.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a de nouveau exhorté le régime iranien à cesser immédiatement les exécutions.
Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a également appelé à la suspension immédiate de ces peines comme première étape vers l’abolition complète de la peine de mort.

