Hamid Haj-Jafar Kashani, prisonnier politique, a été transféré au quartier des détenus pour crimes violents de la prison de Ghezel Hesar à Karaj après avoir passé un mois à l’isolement.
Selon certaines informations, le lundi 13 octobre, ce prisonnier politique a été transféré de l’isolement à l’unité 3, hall 10 de la prison de Ghezel Hesar, un quartier principalement utilisé pour les détenus condamnés pour crimes dangereux et violents.
Une source proche de sa famille a déclaré :
« Lors d’un appel téléphonique aujourd’hui, Hamid Haj-Jafar Kashani a signalé des menaces répétées, un environnement dangereux et des conditions de détention inhumaines dans ce quartier. Sa famille est profondément inquiète pour sa vie. »
La source a ajouté que M. Kashani avait également passé le mois précédent à l’isolement à titre de sanction.
Condamné à 15 mois de prison et deux ans d’exil
Hamid Haj-Jafar Kashani, célèbre prisonnier politique, a déjà été jugé par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par la juge Iman Afshari, et condamné à 15 mois de prison et deux ans d’exil à Saravan, une ville du sud-est de l’Iran. Il était accusé d’« insulte à Ali Khamenei », le guide suprême du régime iranien.
Ce militant politique a été officiellement inculpé le 29 avril par la 3e chambre du parquet d’Evin, puis transféré au quartier 4 de la prison d’Evin. Suite aux frappes aériennes sur la prison d’Evin, qui ont entraîné le transfert de plusieurs prisonniers, il a été transféré à la prison de Ghezel Hesar à Karaj.
Le transfert de prisonniers politiques vers des quartiers publics ou des quartiers accueillant des délinquants violents est l’une des méthodes illégales d’intimidation psychologique et physique régulièrement condamnées par les organisations de défense des droits humains. Les militants de la société civile soulignent que de tels actes violent le principe de séparation des détenus selon le type d’infraction et constituent une torture psychologique.
Arrestation pour manifestation
Hamid Haj-Jafar Kashani, né en 1982 et ancien arbitre de futsal en Iran, a été arrêté le 27 avril pour avoir brandi une pancarte de protestation rue Enghelab (Révolution) à Téhéran. Il avait rejoint cette rue animée pour exprimer sa contestation civile contre les politiques du régime et a été arrêté par les forces de sécurité et conduit dans un centre de détention.
Accusations et audience
Le 29 avril, Hamid Haj-Jafar Kashani a été inculpé par la 3e chambre du parquet du 33e district de Téhéran pour deux chefs d’accusation spécifiques :
- Propagande contre le régime
- Insulte à Ali Khamenei
Procès sous pression
Le mercredi 11 juin, le procès d’Hamid Haj-Jafar Kashani s’est tenu devant la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par la juge Iman Afshari. Des sources bien informées ont rapporté qu’il avait refusé à plusieurs reprises d’assister à l’audience, mais qu’il y avait finalement été conduit de force. L’audience s’est déroulée sans la présence de son avocat, et toute la procédure s’est déroulée sous la pression des forces de sécurité.

