L’agence de presse publique Mizan, affiliée à la justice iranienne, a rapporté que deux citoyens français accusés d’« espionnage » en Iran ont été condamnés à plus de 60 ans de prison, sans révéler leurs noms.
Mardi 14 octobre, Mizan a écrit que l’un des accusés avait été condamné à six ans de prison pour « espionnage pour le compte des services de renseignement français », cinq ans pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale » et vingt ans d’exil pour « coopération en matière de renseignement avec Israël, considérée comme une guerre contre Dieu ».
L’autre accusé a été condamné à dix ans de prison pour « espionnage pour le compte des services de renseignement français », cinq ans pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale » et dix-sept ans pour « aide à la coopération en matière de renseignement avec Israël ».
Le rapport ajoute que les premiers verdicts prononcés contre les deux citoyens français, arrêtés le 9 mars 2023, ont été communiqués à leurs avocats.
Selon la justice, ces verdicts peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour suprême dans les vingt jours suivant leur notification.
Si les verdicts sont confirmés, les peines maximales – vingt et dix-sept ans – seront appliquées à l’encontre des deux individus.
Cécile Kohler et Jacques Paris comptent parmi les Français les plus connus actuellement emprisonnés en Iran.
Kohler et Paris, tous deux militants syndicaux, ont été arrêtés par les services de sécurité iraniens en mai 2022 après avoir rencontré plusieurs militants syndicaux et enseignants à Téhéran.
La France et d’autres États membres de l’Union européenne ont précédemment accusé le régime iranien de prendre systématiquement en otage des citoyens étrangers afin d’exercer des pressions politiques sur les gouvernements occidentaux.
Les responsables du régime iranien ont nié ces accusations, affirmant que les arrestations avaient été effectuées conformément aux procédures légales et rejetant les allégations de mauvais traitements infligés aux prisonniers.
Quelques heures avant la publication des condamnations des prisonniers français, Asghar Jahangir, porte-parole de la justice, a déclaré que le gouvernement français n’avait pas tenu sa promesse de libérer Mahdieh Esfandiari.
Esfandiari est un citoyen iranien emprisonné en France pour soutien au Hamas et accusé d’« apologie du terrorisme ».
Précédemment, le ministère iranien des Affaires étrangères avait annoncé que Téhéran négociait avec Paris un éventuel échange des deux Français contre Esfandiari.

