Ruhollah Shirzadi, directeur de l’hôpital du Centre médical pour enfants de Téhéran, a déclaré que les consultations liées aux infections respiratoires, telles que la COVID-19 et la grippe, ont augmenté de 20 à 30 % ces dernières semaines par rapport aux mois précédents.
Dans une interview accordée mercredi 26 novembre à l’agence de presse officielle ISNA, M. Shirzadi a précisé que malgré cette hausse, les admissions en soins intensifs pour cause de grippe et de COVID-19 n’ont pas encore augmenté.
Les facteurs saisonniers, le confinement, la multiplication des contacts rapprochés due au temps passé dans des espaces clos et la présence des enfants à l’école contribuent tous à la propagation accrue des maladies respiratoires contagieuses durant cette saison.
M. Shirzadi a expliqué que les vagues saisonnières de grippe, de coronavirus, de rhinovirus et de parainfluenza débutent en novembre et se poursuivent jusqu’en mars.
Il a souligné que, malgré l’augmentation du nombre de patients gravement malades se présentant au Centre médical pour enfants, les chiffres relatifs à la grippe et aux coronavirus ne sont pas alarmants pour le moment.
Parallèlement à la pollution atmosphérique, la hausse des cas de grippe a également entraîné la fermeture d’écoles et le passage à l’enseignement à distance dans plusieurs provinces d’Iran.
Le ministère de la Santé avait précédemment annoncé que le pourcentage de cas positifs de grippe avait augmenté de manière significative depuis la première semaine de novembre et que, bien que tous les groupes d’âge soient touchés, les enfants et les adolescents représentent la majorité des cas.
Selon le communiqué du ministère, la forte fièvre est le symptôme le plus fréquent chez les enfants admis dans les centres médicaux et, dans de rares cas où la fièvre n’est pas maîtrisée à temps, des convulsions sont possibles.
Le Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé a également annoncé le 23 novembre que la transmission de la grippe avait dépassé le seuil d’alerte.
Malgré la propagation de la grippe en Iran, aucune statistique officielle n’a encore été publiée concernant les décès potentiels dus à la maladie.
Plusieurs spécialistes, dont Shirzadi, recommandent la vaccination antigrippale aux personnes souffrant de pathologies sous-jacentes, de maladies cardiovasculaires, aux personnes transplantées, aux personnes atteintes de maladies pulmonaires évolutives, aux femmes enceintes et aux adultes de plus de soixante ans.
Par ailleurs, la recrudescence de l’épidémie de COVID-19 en Iran a été confirmée.
Qobad Moradi, directeur du Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé, a déclaré le 19 novembre que la part de la COVID-19 parmi les infections respiratoires en cours est d’environ 2 %.

