La campagne « les Mardi contre l’exécutions» se poursuit pour sa 99e semaine, marquée par des grèves de la faim menées par des détenus dans 55 prisons iraniennes. Dans sa déclaration hebdomadaire, la campagne, faisant référence à l’augmentation du nombre d’exécutions, affirme :
« Le gouvernement iranien, qui impose sa loi, a intensifié le rythme des exécutions au cours de la semaine écoulée, exécutant au moins 67 personnes et, depuis le 22 novembre, près de 271 personnes ont été pendues.
Ces exécutions ont lieu sans procès équitable, sans accès effectif à des avocats indépendants et dans le silence des médias ; un processus qui témoigne de l’institutionnalisation de la peine de mort comme instrument de répression politique et sociale. »
Voici le texte intégral de la déclaration pour la 99e semaine de la campagne « les Mardi contre l’exécutions » :
Poursuite de la campagne « les Mardi contre l’exécutions » pour sa 99e semaine dans 55 prisons différentes.
Cette semaine, la campagne « les Mardi contre l’exécutions» coïncide avec la Journée internationale de la réconciliation, qui symbolise à l’échelle mondiale la fin de la violence. Mais en Iran, le régime autoritaire iranien continue, à un rythme terrifiant, de substituer la pendaison à la justice et au dialogue.
La réconciliation est impossible sans vérité et justice, et l’exécution nie la justice et anéantit toute possibilité de réconciliation sociale.
Cette campagne se poursuit sans relâche depuis 99 semaines dans 55 prisons à travers le pays ; un effort collectif mené depuis l’intérieur des prisons pour défendre le droit à la vie et s’opposer à la politique de mort.
Le gouvernement oppressif qui dirige l’Iran a intensifié les exécutions au cours de la semaine écoulée et a exécuté au moins 67 personnes. Depuis le 22 novembre, il a… Près de 271 personnes ont été pendues.
Ces exécutions ont lieu sans procès équitable, sans accès effectif à des avocats indépendants et dans le silence des médias ; un processus qui témoigne de l’institutionnalisation de la peine de mort comme instrument de répression politique et sociale.
Cette semaine, Ramin Zelleh, prisonnier politique détenu à la prison de Naqadeh, a été condamné à mort par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Mahabad pour « baghi » (rébellion armée contre l’État).
La semaine dernière également, la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a de nouveau prononcé les condamnations à mort de six prisonniers politiques détenus à la prison de Ghezel Hesar et membres du mouvement « les Mardi contre l’exécutions » : Babak Alipour, Pouya Ghobadi, Vahid Bani Amerian, Akbar (Shahrokh) Daneshvar Kar, Mohammad Taghavi et Abolhassan Montazer.
Ehsan Rostami, militant reconnu dans le domaine du livre. Inculpé de « baghi » (publication de contenu) le 11 décembre, il a été transféré à l’isolement à la prison d’Evin, une mesure qui accroît le risque d’une intensification des pressions et d’une condamnation à mort.
Poursuivant cette répression, le régime iranien a arrêté plusieurs participants à la cérémonie commémorative en l’honneur de Khosrow Alikordi. Cette action s’inscrit dans la continuité de sa politique d’élimination et d’intimidation de la société.
Condamnant ces répressions et les exécutions sommaires perpétrées par les autorités au pouvoir, la campagne « les Mardi contre l’exécutions » appelle le peuple iranien, les consciences éveillées et les organisations internationales de défense des droits humains à se faire la voix des condamnés à mort, à republier leurs dossiers, à suivre leur évolution et à apporter un soutien concret et médiatique à leurs familles.
Pour la 99e semaine de la campagne « les Mardi contre l’exécutions », les participants observent une grève de la faim le mardi 16 décembre dans 55 prisons à travers l’Iran.

