Mohammad Faraji, 23 ans, et Raouf Sheikh-Ma’aroufi, 24 ans, tous deux originaires de Bukan, dans la province iranienne d’Azerbaïdjan occidental, et arrêtés lors du soulèvement national de 2022, ont été officiellement condamnés à mort mardi 24 février à la prison centrale de Bukan.
Ces deux jeunes hommes, condamnés sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces d’« inimitié envers Dieu » et de « corruption sur terre » – des accusations fréquemment utilisées par le régime iranien pour infliger des peines sévères aux détenus politiques – ont été détenus pendant plus de trois ans dans une situation d’incertitude juridique et ont subi de graves tortures physiques et psychologiques.
Raouf Sheikh-Ma’aroufi a été arrêté violemment le lundi 26 décembre 2022 au soir par des agents du ministère du Renseignement à Bukan, principal organe de renseignement du régime iranien.
Mohammad Faraji a été arrêté une première fois le mardi 21 février 2024. Libéré provisoirement le 13 janvier 2025, il a été de nouveau arrêté une semaine plus tard, piégé et enlevé par des agents du ministère du Renseignement à Urmia, se faisant passer pour des clients d’un garage.
Après plusieurs mois de torture et d’interrogatoires au centre de détention du ministère du Renseignement à Urmia, il a été transféré à la prison centrale de Bukan le 10 juin 2023, où il demeure depuis lors dans l’incertitude la plus totale. Des audiences distinctes ont eu lieu à l’automne 2025 pour examiner les charges retenues contre lui, et sa condamnation à mort lui a été officiellement notifiée le 24 février 2026.
Selon les informations recueillies, lors des interrogatoires prolongés au centre de détention du ministère du Renseignement à Urmia, les deux prisonniers ont subi les pires tortures physiques et psychologiques afin de leur extorquer des aveux forcés, aveux qui ont servi de base principale à leur condamnation à mort.

