Suite à l’exécution de quatre prisonniers politiques affiliés à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), une vague de réactions et de condamnations internationales s’est élevée, toutes dénonçant cet acte.
Lundi 30 mars, Mohammad Taghavi et Akbar Daneshvarkar ont été exécutés, suivis le mardi 31 mars au matin par deux autres prisonniers politiques, Babak Alipour et Pouya Ghobadi. Cet événement a exacerbé les inquiétudes quant à l’escalade de la répression en Iran.
Parallèlement, des personnalités politiques et des organisations de défense des droits humains, soulignant les risques encourus par d’autres prisonniers politiques, ont appelé la communauté internationale à agir d’urgence pour enrayer cette spirale de violence.
Reuters a rapporté que deux prisonniers avaient été exécutés mardi pour liens présumés avec l’OMPI/MEK, précisant que deux exécutions similaires avaient également eu lieu lundi.
L’Associated Press, évoquant les exécutions de Babak Alipour et Pouya Ghobadi, a souligné que, selon Amnesty International, ils avaient été condamnés pour rébellion armée en octobre 2024 à l’issue d’un procès inéquitable, mené sous la contrainte et la torture.
Le Washington Post a également couvert l’événement et rappelé les efforts déployés par Amnesty International pour empêcher l’application de ces peines.
Le groupe « Amis d’un Iran libre » au Parlement européen a annoncé avoir lancé une campagne pour sauver la vie de Mohammad Taghavi et d’Akbar Daneshvarkar.
L’organisation « Justice pour les victimes du massacre de 1988 » a également déclaré que ces personnes avaient été exécutées pour appartenance à l’OMPI/MEK et tentative de renversement du régime, et a averti que d’autres prisonniers restaient en danger.
Maï Sato, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, a également évoqué ces exécutions et indiqué qu’elle et d’autres experts de l’ONU avaient déjà demandé leur suspension. Elle a souligné que ces exécutions s’étaient accompagnées de graves violations des droits à un procès équitable et que, dans certains cas, elles avaient même eu lieu pendant une coupure totale d’internet.
Parallèlement, les médias régionaux ont également couvert l’affaire. Le quotidien arabophone Al-Quds Al-Arabi, basé à Londres, a établi un lien entre ces exécutions et des allégations de planification d’opérations armées, tandis que le Conseil national de la résistance iranienne les a qualifiées d’acte brutal visant à réprimer la résistance intérieure. Le journal Raialyoum a également rapporté que ces condamnations étaient liées à l’appartenance à l’OMPI/MEK et aux tentatives de renversement du gouvernement.

