L’avocate Sara Nouri s’interroge, dans une tribune dans La Dépêche du Midi du dimanche 20 octobre, les liens entre la guerre au Proche Orient et un éventuel renversement du régime islamiste en Iran.
L’experte, analyste auprès de la Fondation d’Études pour le Moyen-Orient (FEMO), remarque qu’à mesure que le camp dit de « l’axe de la résistance » sombre dans le désespoir, suite aux coups portés aux proxys du régime de Téhéran par l’armée israélienne, l’éventualité d’une chute du régime iranien est évoquée. Elle s’interroge alors : s’agit-il d’un optimisme justifié ou d’une pure illusion ?
Elle fait un rappel historique concernant l’exportation de la révolution iranienne et la constitution des milices affiliées aux Gardiens de la révolution dans la région du Proche et Moyen-Orient. Elle écrit : « Dès le début de son existence, les deux piliers du maintien de ce régime anachronique ont été la répression interne et l’exportation de la révolution. Pour assurer sa survie, ce dernier pilier a été inscrit dans la nouvelle Constitution. Le bras armé de cette stratégie est le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). Dans le nom du CGRI, le mot “Iran” est absent, car sa mission dépasse les frontières iraniennes pour s’étendre à l’ensemble du monde musulman, voire au-delà. Depuis, l’extrémisme religieux est devenu une pieuvre dont la tête est à Téhéran, et les tentacules s’étendent en Irak, en Syrie, au Yémen, au Liban, en Palestine, et même jusqu’en Afrique, du Sahel au Nigeria. »
L’analyste explique ensuite pourquoi les futures frappes israéliennes ne provoqueront pas l’effondrement du régime de Téhéran. Ce que craint le plus le régime en place, c’est une révolution populaire menée par une force structurée, dotée d’un programme, capable de planifier les étapes de la transition, et fortement implantée sur le terrain.
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