Les chauffeurs routiers et les conducteurs de poids lourds en Iran ont entamé une grève pour la quatrième journée consécutive le dimanche 25 mai. Des agents du gouvernement ont attaqué certains manifestants et arrêté plusieurs conducteurs.
Des images et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des grèves généralisées dans des dizaines de villes des provinces du Khorasan du Sud, d’Ardabil, de Bouchehr, du Sistan-et-Baloutchistan, du Gilan, de Fars, d’Ispahan, de Qazvin, d’Azerbaïdjan occidental, de Yazd et du Khorasan-e Razavi.
Le Syndicat des camionneurs et des conducteurs de poids lourds d’Iran a signalé, dans un communiqué publié le dimanche 25 mai, que la police avait utilisé du gaz lacrymogène sur certains de ses membres et arrêté plusieurs personnes.
La nouvelle vague de protestations des chauffeurs routiers a débuté le 19 mai dans la ville portuaire de Bandar Abbas, au sud du pays, où les grévistes ont bloqué les points d’entrée et de sortie du port.
Le 22 mai, la grève s’est coordonnée et les camionneurs des villes d’Arak, Ilam, Bandar Abbas, Tabriz, Sirjan, Shiraz et Kermanshah ont également cessé le travail.
Les chauffeurs protestataires ont déclaré qu’ils feraient grève pendant une semaine pour protester contre la réduction de leurs quotas de carburant diesel, les coûts d’assurance élevés, les faibles tarifs de fret et d’autres revendications non satisfaites du secteur.
Réponses du gouvernement aux grèves
Bien que les médias d’État aient tenté ces derniers jours de présenter le transport de marchandises en Iran comme « normal et calme », la grève généralisée des camionneurs a suscité des réactions parmi les responsables du régime iranien.
Mehdi Khezri, adjoint à l’Organisation de l’entretien des routes et des transports du régime iranien, a promis le 25 mai que les quotas de carburant de base des chauffeurs resteraient inchangés et que la question de leur réduction serait réexaminée.
Il s’est également engagé à résoudre les problèmes d’assurance des chauffeurs, précisant que des réunions avaient eu lieu avec la Sécurité sociale et le ministère de l’Intérieur, et que la question serait soumise au Cabinet afin d’appliquer des réductions d’assurance aux chauffeurs.
Cependant, Mohammad Mohammadi, adjoint du régime iranien aux affaires d’assurance au sein de l’Organisation de la sécurité sociale, a déclaré que le gouvernement continuerait de payer 50 % des 27 % de primes d’assurance des chauffeurs comme auparavant, et que cette disposition n’avait pas changé.
L’agence de presse Fars, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a démenti les informations faisant état d’une augmentation des primes d’assurance des camionneurs, les qualifiant de « rumeurs ». Elle a affirmé que le seul changement depuis le début de l’année était la limitation des subventions gouvernementales au salaire minimum annuel, tel que défini dans le septième plan de développement du régime.

