Les habitants de Sabzevar, une ville de l’est de l’Iran, sont descendus dans la rue pour la deuxième nuit consécutive. Ils se sont rassemblés devant le bureau du gouverneur de Sabzevar, scandant des slogans tels que « Nos droits ne se gagnent que dans la rue » et « L’eau, l’électricité, la vie sont nos droits fondamentaux » pour protester contre les fréquentes coupures de courant dans la région.
Par ailleurs, le régime a déclaré mercredi jour férié. La crise a paralysé le pays, et la population, plus exaspérée que jamais, se retrouve face à un gouvernement qui, cette fois, démontre ouvertement son incapacité à gouverner.
Selon les autorités provinciales du pays, le mercredi 23 juillet, les écoles et les administrations de 23 provinces seront fermées ou fonctionneront à distance.
Fait étrange, la compagnie des eaux et des eaux usées de Téhéran a annoncé la distribution d’eau en bouteille aux habitants, mais s’est rétractée peu après.
Reza Sepahvand, député du régime, a mis en garde contre la possibilité d’un rationnement national de l’eau à Téhéran et dans d’autres provinces. Mais ces avertissements ne sont pas nouveaux. Depuis des années, les militants écologistes tirent la sonnette d’alarme, mais sont réduits au silence et réprimés. Ces dernières années, le régime iranien a emprisonné de nombreux militants écologistes sous prétexte de « menaces à la sécurité nationale ».
En réponse à la chaleur extrême, Fatemeh Mohajerani, porte-parole du gouvernement, a décrit sans vergogne la coupure de mercredi comme « une occasion de souffler ».
Elle suggère aux gens de se reposer, de voyager et de passer du temps en famille, malgré une chaleur accablante, sans eau ni électricité.
La gouvernance en Iran est structurée de telle manière que seule une classe sociale spécifique peut vivre confortablement.
Même Isa Kalantari, ancien directeur de l’Organisation iranienne de protection de l’environnement, a averti que « nous devrions nous préoccuper de l’existence même de l’Iran ». Masoud Pezeshkian, l’actuel président du régime iranien, a également admis : « Si nous n’agissons pas maintenant, il n’y aura peut-être pas de solution demain. »

