Le quotidien étatique Etemad, dans un article comparant les écoles publiques et privées, souligne que le succès des écoles privées non-lucratives s’explique par la qualité de leurs enseignants et leurs infrastructures modernes, tandis que les écoles publiques ont perdu de leur attractivité en raison de la dégradation de leur niveau.
Selon Etemad, cette tendance a affaibli encore davantage les écoles publiques et accentué le risque d’un système éducatif à deux vitesses. Les familles à faibles revenus n’ont plus accès à une éducation de qualité, et les inégalités éducatives se creusent.
Le journal précise que, selon le vice-ministre de l’Éducation, les frais de scolarité minimums pour les écoles primaires privées hors de Téhéran varient entre 192 et 530 millions de rials (environ 175 à 482 dollars). À Téhéran (hors activités extrascolaires), ils s’élèvent à environ 300 millions de rials (environ 273 dollars) pour le primaire, 360 millions de rials (environ 327 dollars) pour le collège, 370 millions de rials (environ 336 dollars) pour le lycée et jusqu’à 520 millions de rials (environ 473 dollars) pour certaines spécialisations.
Le salaire mensuel minimum d’un travailleur avec deux enfants, allocations comprises, peine atteint 180 dollars, et 60 % des travailleurs sont contraints d’exercer un second emploi.
Cependant, l’enquête d’Etemad révèle que certains établissements facturent des frais bien plus élevés : par exemple, 2,6 milliards de rials (environ 2 364 dollars) dans le premier district (primaire), 2,05 milliards de rials (environ 1 864 dollars) dans le deuxième district et des montants de 1,8 milliard et 1,5 milliard de rials (environ 1 636 et 1 363 dollars) dans d’autres districts.
De plus, dans de nombreuses écoles, les frais de scolarité pour la nouvelle année scolaire ont augmenté de 40 % à 70 %, certains établissements dépassant même le plafond officiel (1,45 milliard de rials, soit 1 318 dollars).

