Au 31e jour du conflit, le président américain Donald Trump a de nouveau lancé un avertissement sans équivoque au régime iranien, déclarant que si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert immédiatement, les États-Unis lanceraient des frappes militaires de grande envergure. Lundi 30 mars, Trump a écrit sur Truth Social que si aucun accord n’était trouvé rapidement entre Téhéran et Washington et que le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert sans délai au trafic commercial, les États-Unis concluraient leur campagne militaire en ciblant les infrastructures vitales de l’Iran. Il a précisé que ces attaques pourraient inclure la destruction et l’anéantissement total des centrales électriques, des puits de pétrole, de l’île de Kharg, principal terminal d’exportation de pétrole du pays, et même des usines de dessalement.
Nouvelle frappe israélienne contre une université militaire du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Téhéran
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont annoncé avoir, dans le cadre de leurs opérations militaires en cours, de nouveau ciblé l’un des centres militaires les plus importants du CGRI à Téhéran. Selon un rapport publié lundi, la frappe a visé des infrastructures militaires situées au sein du complexe universitaire Imam Hossein, principal centre de formation et de recherche militaire du CGRI. L’armée israélienne a déclaré que plusieurs installations clés du site ont été détruites lors des récentes attaques, notamment des souffleries souterraines utilisées pour les essais de missiles balistiques, un centre chimique lié à la recherche sur les armes chimiques, ainsi que des départements de technologie et de génie mécanique impliqués dans le développement de systèmes de missiles.
Iran’s Regime Executes Two Members of the People’s Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK)
Le New York Times a rapporté que des centaines de forces spéciales américaines ont été déployées au Moyen-Orient pour rejoindre des milliers de marins et de parachutistes de l’armée de terre. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de la présence militaire américaine, visant à offrir au président Donald Trump davantage d’options opérationnelles pour poursuivre le conflit avec l’Iran, qui dure depuis plus d’un mois.
Parmi les options opérationnelles de ces forces figurent la sécurisation du détroit d’Ormuz, que l’Iran bloque de facto, ainsi que la possibilité de participer au contrôle de l’île de Kharg, principal port d’exportation de pétrole iranien, ou de mener des opérations contre les installations d’enrichissement d’uranium d’Ispahan.
Fermeture de l’usine de Khondab : un coup dur pour le programme nucléaire iranien
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), agence spécialisée des Nations Unies, a annoncé que l’usine de production d’eau lourde de Khondab est désormais hors service et inutilisable. Se référant à ses évaluations, l’agence a souligné que le site a subi de graves dommages suite aux récentes attaques et est actuellement inutilisable.
Selon certaines sources, l’usine, considérée comme un élément important du programme nucléaire, a été mise hors service après avoir été ciblée. L’agence a toutefois précisé qu’aucun matériau nucléaire déclaré n’était stocké sur le site.
Crise diplomatique au Liban. L’ambassadeur dans une impasse
Dans un développement sans précédent des relations régionales, le Liban a déclaré l’ambassadeur du régime iranien persona non grata, dénonçant une ingérence dans ses affaires intérieures, et lui a fixé un ultimatum pour quitter le pays.
L’ultimatum étant arrivé à échéance, des informations indiquent que Mohammadreza Raouf Sheibani se trouve toujours à l’intérieur de l’ambassade et n’a aucune intention de partir. Selon des sources bien informées, quitter l’ambassade pourrait entraîner la perte de son immunité diplomatique, le plaçant dans une situation complexe et périlleuse.
Explosions et coupures de courant à Téhéran et Karaj : signes d’insécurité croissante
Parallèlement, de nombreuses informations font état de puissantes explosions à Téhéran et Karaj. Ces déflagrations, entendues dans différents quartiers de la capitale – du nord au sud et d’est en ouest – ont été accompagnées de coupures de courant généralisées dans certains secteurs.
Islamabad souhaite une fin rapide à la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a annoncé dimanche que son pays, ainsi que l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte, ont entamé des discussions intensives afin d’explorer les moyens de parvenir à une fin rapide et durable au conflit. Selon lui, les ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays se sont réunis à Islamabad pour examiner des stratégies de réduction des tensions et de maîtrise de la crise régionale ; une réunion qui s’est tenue sans représentants du régime iranien, des États-Unis ni d’Israël.
Parallèlement, le Wall Street Journal a rapporté que de hauts responsables turcs et égyptiens ont entamé des pourparlers avec leurs homologues pakistanais en vue de trouver une solution pour mettre fin à la guerre, et qu’une réunion multilatérale devrait avoir lieu lundi. Dans le cadre de cette initiative multinationale, le Pakistan joue un rôle clé pour amener les États-Unis et l’Iran à la table des négociations.

