Mardi 31 mars, alors que la guerre entre le régime iranien, les États-Unis et Israël entrait dans son 32e jour, des informations ont fait état de la poursuite d’intenses bombardements sur Téhéran, Ispahan et d’autres villes iraniennes. Parallèlement, des sources indiquent que les négociations en cours entre les États-Unis et le régime iranien sont confrontées à une incertitude, la position et l’autorité des négociateurs restant floues.
Amnesty International : possible crime de guerre dans l’attaque de missiles du régime iranien contre Israël
Dans un nouveau rapport, Amnesty International a déclaré que l’attaque de missiles menée par le régime iranien contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a coûté la vie à 9 civils, dont quatre adolescents, devrait faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre.
L’attaque a eu lieu le 30 mars et a détruit une synagogue et un abri souterrain. Au moins 46 personnes ont également été blessées.
Selon le rapport, aucune indication de cible militaire légitime n’a été trouvée à proximité du point d’impact, et la cible militaire la plus proche se situait à environ 3,5 kilomètres.
Le New York Times : L’incapacité du régime iranien à prendre des décisions intensifie la pression américaine
Le New York Times rapporte, citant des responsables américains et occidentaux, que les récentes menaces de Donald Trump contre les infrastructures du régime iranien témoignent de l’incapacité des dirigeants de ce régime à prendre des décisions coordonnées concernant les propositions de paix américaines.
D’après le rapport, le récent conflit a entraîné la mort de dizaines de hauts responsables et a considérablement affaibli la structure décisionnelle du régime iranien. Les ruptures de communication entre les institutions militaires et politiques ont également engendré de graves problèmes de coordination opérationnelle.
Des responsables occidentaux soulignent que les éléments les plus radicaux au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont gagné en influence et que, dans de nombreux cas, les décisions sont prises de manière fragmentée et non coordonnée.
Cette situation a réduit la capacité du régime iranien à mener des attaques d’envergure ou à s’engager efficacement dans des négociations.
Attaques américaines et israéliennes de grande envergure contre des cibles militaires à Ispahan
Alors que les affrontements se poursuivaient, les États-Unis et Israël ont ciblé plusieurs villes de la province d’Ispahan dans la nuit de lundi à mardi, notamment Ispahan, Najafabad, Mobarakeh, Kashan et Shahreza, lors d’une série de frappes aériennes.
Selon des sources, de puissantes explosions ont retenti aux alentours d’Ispahan. Un responsable américain a déclaré que lors de ces attaques, un important dépôt de munitions avait été touché par des bombes anti-bunker de 900 kg.
Passage de navires chinois dans le détroit d’Ormuz malgré les restrictions
Bien que le régime iranien ait restreint le passage dans le détroit d’Ormuz, des données maritimes montrent que deux grands porte-conteneurs appartenant à une compagnie chinoise ont réussi à traverser cette voie maritime stratégique.
Les deux navires sont passés à proximité de l’île de Larak à un court intervalle avant de pénétrer dans le golfe d’Oman.
CNN : Les États-Unis doutent de l’autorité des négociateurs du régime iranien
CNN a rapporté que des responsables américains doutent que les négociateurs du régime iranien aient l’autorité suffisante pour parvenir à un accord.
Selon des sources bien informées, en raison de l’affaiblissement du pouvoir et de l’assassinat de plusieurs personnalités clés, il est difficile de savoir qui prend la décision finale à Téhéran.
Actuellement, des contacts indirects sont en cours entre les États-Unis et plusieurs responsables, dont Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Majlis (Parlement).
Toutefois, l’ambiguïté qui règne au sein du pouvoir complique les négociations, et même le choix de représentants crédibles pour le dialogue s’avère complexe.
La position d’Araghchi sur l’Arabie saoudite dans un contexte de tensions
Dans un message, Abbas Araghchi a qualifié l’Arabie saoudite de pays frère et a appelé au retrait des forces américaines de la région.
Cette situation survient alors que, parallèlement à l’escalade du conflit, plusieurs pays arabes du Golfe, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont été la cible d’attaques de missiles et de drones menées par des forces affiliées au régime iranien.
Selon diverses sources, ces attaques ont visé non seulement des objectifs militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des aéroports, des hôtels et des installations énergétiques.
L’ensemble des récents développements témoigne d’une intensification simultanée du conflit armé, d’une pression internationale accrue et d’un affaiblissement de la structure décisionnelle du régime iranien.
Tandis que les attaques militaires se poursuivent, les perspectives de négociations de paix se sont considérablement compliquées en raison de l’ambiguïté des rapports de force et du manque de coordination au sein du pouvoir en place.

